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La situation des droits de l'homme au Maroc

 
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samoura


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MessagePosté le: Jeu 16 Juil - 10:09 (2009)    Sujet du message: La situation des droits de l'homme au Maroc Répondre en citant

La situation des droits de l'homme au Maroc s'est nettement améliorée depuis quelques années. Les bagnes clandestins, notamment celui de Tazmamart, où certains prisonniers ont passé plus de 20 ans et d'où beaucoup d'autres ne sont jamais revenus, ont été fermés. Tous les exilés célèbres ont été autorisés à rentrer au pays...

Amnesty International dénonce néanmoins une augmentation des cas de torture depuis 2002, année du lancement d'une campagne de lutte contre le terrorisme. Le centre de détention de Témara, situé à une quinzaine de kilomètres de Rabat et géré par la DST (direction de surveillance du territoire), est particulièrement mis en cause. De nombreux témoins évoquent des tortures systématiques dans ce centre où la détention est secrète et non reconnue par les autorités, au mépris de législation marocaine et internationale.

« En dépit de progrès récents dans le domaine des droits humains, le Maroc refuse toujours de réagir aux allégations persistantes de torture et de mauvais traitements. Au centre de Témara, les personnes détenues ont été mises au secret, parfois pendant plusieurs mois : des prisonniers ont été interrogés menottés et les yeux bandés, certains dénudés ou suspendus au plafond dans des positions douloureuses. D’autres ont fait état de passages à tabac ou de menaces d’arrestation et de viol de leur épouse ou de leurs proches de sexe féminin. Certains détenus ont été condamnés à mort après des procès manifestement inéquitables. » (Extrait de Confluence Méditerranée, n°51 Automne 2004)

La liquidation des « années noires » du règne d’Hassan II (début des années 1970-début des années 1990) ne fait que commencer.

Dans ce but, le roi a autorisé la création d'une commission baptisée « Instance Équité et Réconciliation » (avril 2004) et dirigée par Driss Benzekri, lui-même resté 17 ans en prison pour avoir milité dans un mouvement marxiste-léniniste dans les années 1970. Cette instance est inspirée de la commission Vérité et réconciliation dirigée dans les années 1990 par Desmond Tutu. Mais cette instance agit en dehors de tous cadres judiciaires. Il est impossible de demander des comptes aux agents de l'État responsables des violations des droits de l'homme. Un certain nombre d'entre-eux sont d'ailleurs toujours en fonction.

La commission IER auditionne les victimes dans le but de répertorier les violations des droits de l'homme durant la période 1956-1999. Le rapport de l'ITER (publié en décembre 2005) reconnaît au moins 9779 cas d'atteintes aux droits de l'homme et 1018 morts, un bilan contesté par l'AMDH (Association marocaine des droits de l'homme, indépendante), qui le juge « éloigné de la réalité ».

La commission IER rédige un rapport dressant des recommandations pour éviter la répétition du passé.
les poursuites à l’encontre des tortionnaires n'ont pas encore été entreprises. Il est vrai, que Dris Basri, le ministre de l'Intérieur des années noires, et exécuteur des basses besognes, n'a quitté son poste qu'en... novembre 1999. Certain des tortionnaires sont encore en poste. Aucune poursuite n'est envisagée afin de ne pas déstabiliser les appareils sécuritaires sur lesquels le régime repose et ne pas être contraint de « remonter » au véritable responsable de ces exactions, le roi Hassan II.

Aucune instruction n'a jamais été ouverte pour élucider le crime de Mehdi Ben Barka, exécuté en 1965 avec par des officiels marocains avec les complicités françaises. En 2001, la justice marocaine a tout fait pour empêcher le premier repenti des services spéciaux marocains a venir témoigner devant le juge français qui a rouvert l'affaire 35 ans après les faits. En France, le « secret défense » pèse toujours sur une partie du dossier.


Des problèmes demeurent : Amnesty International continue de dénoncer des cas de détention arbitraires (plusieurs dizaines de prisonniers politiques, notamment des Sahraouis), de torture, de procès inique, de recours à la violence de la part des autorités... La peine de mort est maintenue.


La liberté d'expression, réelle sur bien des sujets, s'arrête là où commence la raison d'État. Deux sujets tabous subsistent :

- la monarchie, les pouvoirs du roi, sa fortune colossale, ce qui se passe dans le Palais...

- le caractère marocain du Sahara occidental, qu'il convient d'appeler les « provinces sahariennes »...

« En septembre 1999, des Étudiants, des personnes licenciées et des handicapés sahraouis ont organisé un sit-in pacifique à Laayoune, au Sahara occidental, pour exprimer des revendications socioéconomiques. Ce mouvement a été violemment réprimé par les forces de sécurité tout comme une marche de protestation organisée quelques jours plus tard en réaction à ces brutalités. Plusieurs dizaines de Sahraouis ont été roués de coups; nombre d'entre eux ont été grièvement blessés, certains soufrant notamment de fractures. Des dizaines de personnes ont été arrêtées. Selon certaines informations, des sévices et des actes de torture auraient été infligés à des détenus ». Extrait du rapport 2000 d'Amnesty International.

Voir la fiche sur les médias

À la suite des attentas de mai 2003, un tour de vis sécuritaire a été donné par les autorités : rafles, torture, procès non-stop, condamnations de 850 personnes, dont 16 à la peine de mort, réorganisation et renforcement des appareils de sécurité...

Les organisations de défense des droits de l’homme au Maroc

FVJ, Forum vérité et justice, une association créée en novembre 1999 par des victimes de la répression et d’anciens exilés pour faire la lumière sur toutes les violations passées des droits de l'homme au Maroc. Il se bat pour la réhabilitation des victimes et contre l’oubli. Dirigée par Driss Benzekri, un enseignant qui a passé 17 ans de sa vie en prison. Ce forum a organisé en octobre 2000 un pèlerinage sur le site du bagne de Tazmamart (situé à 60 km d’Er-Rachidia).

OMDH, Organisation marocaine des droits humains : Créée en 1988, l’un de ses fondateurs, Omar Azziman, est entré au gouvernement en 1993, où il était chargé du dossier des droits de l'homme. L’OMDH est proche des socialistes.

AMDH, Association marocaine des droits de l’homme.

CCDH, Conseil consultatif des droits de l’homme : organisme officiel où se côtoient des magistrats, des ONG, mais aussi des représentants du ministère de l’Intérieur (partie prenante dans la plupart des violations des droits de l’homme !).

UFA, Union de l'action féminine : né en 1987, bataille pour la réforme de la mudawana, le Code du statut personnel marocain.

ADFM, l’Association démocratique des femmes du Maroc : un des mouvements les plus actifs au sein de la Chabaka, un réseau de soutien au projet gouvernemental de réforme du statut de la femme, qui regroupe quelque 200 organisations non gouvernementales et dont Amina Lemrini assure la coordination.

Bilan de l amdh


La violence à l'encontre des femmes, "qui ne cesse de s'accentuer", est "un obstacle réel" à l'égalité avec les hommes, en dépit des réformes apportées à certaines lois relatives aux femmes, a estimé l'Association marocaine des droits humains (AMDH).

Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme au Maroc, présenté mercredi à Rabat par la présidente de l'AMDH, Mme Khadija Riyad, l'Association a noté que la violence à l'encontre des femmes "constitue une violation flagrante à leur droit à l'intégrité corporelle et à la sécurité personnelle" et "une cause de la violation de leur droit à la vie dans plusieurs cas".

Le rapport a enregistré, en outre, la non application de l'ensemble des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) en dépit de l'annonce faite par le président du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) concernant la publication, en avril dernier, du rapport définitif relatif à l'application de ces recommandations, a noté Mme Riyad lors d'une conférence de presse.

Elaboré sous le signe "30 années de lutte pour la dignité et les droits humains pour toutes et le combat continue...", ce rapport de 180 pages a été l'occasion pour l'AMDH de s'arrêter, par ailleurs, sur certaines poursuites judiciaires dont ont fait l'objet certains journalistes et blogueurs, sur la situation générale au sein des prisons, l'approche adoptée par l'Etat dans le traitement de la situation des prisonniers, les arrestations arbitraires et les procès politiques.

Au sujet des droits socio-économiques, le rapport souligne notamment "l'échec du Dialogue social qui s'est fourré dans une impasse".

Concernant les droits de l'enfant, l'AMDH a relevé la non implication des organismes non gouvernementaux dans l'élaboration des politiques et l'établissement de plans à même de promouvoir ces droits, stigmatisant les agressions sexuelles contre les enfants et les séquelles qu'elles laissent.

Le rapport annuel accorde une importante place à la question environnementale, désormais au coeur des préoccupations de l'association. Il a insisté sur le fait que "les 700 textes législatifs relatifs à l'environnement d'une manière plus au moins directe ne sont aucunement suffisants pour la préservation d'un environnement sain puisqu'ils sont dépassés par la réalité".

Cette conférence de presse a été l'occasion de présenter un exposé sur les dossiers suivis par l'AMDH, notamment les élections communales du 12 juin qui, selon l'association, ont été marquées par une baisse du taux de participation qui est passé, selon elle, de 54 pc en 2003 à 52 pc en 2009.

L'association a relevé en outre une quasi-absence des débats et d'échange d'idées, une concurrence déloyale et le recours aux enfants au cours des campagnes électorales.


Jeu 16 Juil - 10:09 (2009)
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