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exemple de note de synthèse

 
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rachislam
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MessagePosté le: Ven 5 Juin - 23:53 (2009)    Sujet du message: exemple de note de synthèse Répondre en citant
salam
un exemple de note de synthèse
NB vous pouvez vous aidez aussi de la méthodologie de la NS sur ce lien
 http://ena2008.xooit.com/t450-DEMANDE-D-aide.htm#p2030

LE DOSSIER
Vous rédigerez une synthèse composée à partir des quatre documents suivants :
DOCUMENT 1 : César CHESNEAU du MARSAIS, article "Education", Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, 1751.
DOCUMENT 2 : Bruno BETTELHEIM, Psychanalyse des contes de fées, éditions Robert Laffont, 1976.
DOCUMENT 3 : Michel COSEM, "Découvrir les contes étranges ou merveilleux", dans Ça conte, éditions Cahiers de poèmes.
DOCUMENT 4 : Notes de lecture à propos de l’ouvrage collectif coordonné par G. CALAME-GRIAULE, Le Renouveau du conte, CNRS, 1991, dans La Revue du Livre pour Enfants, numéro 6.
DOCUMENT 1
Les premières années de l’enfance exigent, par rapport à l’esprit, beaucoup plus de soins qu’on ne leur en donne communément, en sorte qu’il est souvent bien difficile, dans la suite, d’effacer les mauvaises impressions qu’un jeune homme a reçues par les discours et les exemples des personnes peu sensées et peu éclairées, qui étaient auprès de lui dans ces premières années…
Les premiers acquiescements sensibles de notre esprit, ou pour parler comme tout le monde, les premières connaissances ou les premières idées qui se forment en nous pendant les premières années de la vie, sont autant de modèles qu’il est difficile de réformer, et qui nous servent ensuite de règle dans l’usage que nous faisons de notre raison : ainsi, il importe extrêmement à un jeune homme, que, dès qu’il commence à juger, il n’acquiesce qu’à ce qui est vrai, c’est-à-dire, qu’à ce qui est. Ainsi, loin de lui toutes les histoires fabuleuses, tous ces contes puérils de fées, de loups-garous, de juifs-errants, d’esprits follets, de revenants, de sorciers et de sortilèges, tous ces faiseurs d’horoscopes, ces diseurs et diseuses de bonne aventure, ces interprètes de songes, et tant d’autres pratiques superstitieuses qui ne servent qu’à égarer la raison des enfants, à effrayer leur imagination, et souvent même à leur faire regretter d’être venus au monde.
Les personnes qui s’amusent à faire peur aux enfants sont très répréhensibles. Il est souvent arrivé que les faibles organes du cerveau des enfants en ont été dérangés pour le reste de la vie, outre que leur esprit se remplit de préjugés ridicules, etc. Plus ces idées chimériques sont extraordinaires, et plus elles se gravent profondément dans le cerveau. On ne doit pas moins blâmer ceux qui se font un amusement de tromper les enfants, de les induire en erreur, de leur en faire accroire, et qui s’en applaudissent au lieu d’en avoir honte : c’est le jeune homme qui fait alors le beau rôle ; il ne sait pas encore qu’il y a des personnes qui ont l’âme assez basse pour parler contre leur pensée, et qui assurent d’insignes faussetés du même ton dont les honnêtes gens disent les vérités les plus certaines ; il n’a pas encore appris à se défier ; il se livre à vous,et vous le trompez : toutes ces idées fausses deviennent autant d’idées exemplaires, qui égarent la raison des enfants. Je voudrais qu’au lieu d’apprivoiser ainsi l’esprit des jeunes gens avec la séduction et le mensonge, on ne leur dît jamais la vérité.
César CHESNEAU du MARSAIS
DOCUMENT 2
Aujourd’hui, comme jadis, la tâche la plus importante et aussi la plus difficile de l’éducation est d’aider l’enfant à donner un sens à sa vie. Pour y parvenir, il doit passer par de nombreuses crises de croissance. A mesure qu’il grandit, il doit apprendre à se comprendre mieux ; en même temps, il devient plus à même de comprendre les autres et, finalement, il peut établir avec eux des relations réciproquement satisfaisantes et significatives… J’ai été amené à rechercher les expériences qui, dans la vie de l’enfant, étaient les plus propres à l’aider à découvrir ses raisons de vivre et, en général, à donner le maximum de sens à sa vie. En ce qui concerne ces expériences, rien n’est plus important que l’influence des parents et de tous ceux qui éduquent l’enfant ; vient ensuite notre héritage culturel, s’il est transmis convenablement à l’enfant. Quand il est jeune, c’est dans les livres qu’il peut le plus aisément trouver ces informations.
A partir de là, je me suis trouvé très insatisfait de la plus grande partie de la littérature destinée à former l’esprit et la personnalité de l’enfant ; elle est incapable, en effet, de stimuler et d’alimenter les ressources intérieures qui lui sont indispensables pour affronter ces difficiles problèmes. Les abécédaires et autres livres pour débutants sont étudiés pour enseigner la technique de la lecture, et ne servent à rien d’autre. La masse énorme des autres livres et publications qui forment ce qu’on appelle la "littérature enfantine" vise à amuser l’enfant ou à l’informer, ou les deux à la fois. Mais la substance de ces écrits est si pauvre qu’elle n’a guère de signification profonde pour lui. L’acquisition des techniques - y compris celle de la lecture - perd de la valeur si ce que l’enfant a appris à lire n’ajoute rien d’important à sa vie.
Nous avons tous tendance à évaluer les mérites futurs de n’importe quelle activité sur la base de ce qu’elle offre sur le moment. C’est particulièrement vrai pour l’enfant qui, beaucoup plus que les adultes, vit dans le présent ; bien qu’angoissé par l’avenir, il n’a que des notions très vagues sur ce que celui-ci peut être et sur ce qu’il exigera de lui. L’enfant ne peut pas croire que ses lectures puissent enrichir plus tard sa vie si les histoires qu’on lui dit ou qu’il lit tout seul sont dénuées de sens. Le principal reproche que l’on puisse faire à ces livres, c’est qu’ils trompent l’enfant sur ce que la littérature peut lui apporter : la connaissance du sens plus profond de la vie et ce qui est significatif pour lui au niveau de développement qu’il a atteint.
Pour qu’une histoire accroche vraiment l’attention de l’enfant, il faut qu’elle le divertisse et qu’elle éveille sa curiosité. Mais, pour enrichir sa vie, il faut en outre qu’elle stimule son imagination ; qu’elle l’aide à développer son intelligence et à voir clair dans ses émotions ; qu’elle soit accordée à ses angoisses et à ses aspirations ; qu’elle lui fasse prendre conscience de ses difficultés, tout en lui suggérant des solutions aux problèmes qui le troublent. Bref, elle doit, en un seul et même temps, se mettre d’accord avec tous les aspects de sa personnalité sans amoindrir, au contraire en la reconnaissant pleinement, la gravité de la situation de l’enfant et en lui donnant par la même occasion confiance en lui et en son avenir.
Sur tous ces points, et sur beaucoup d’autres, rien ne peut être plus enrichissant et plus satisfaisant dans toute la littérature enfantine (à de très rares exceptions près) que les contes de fées puisés dans le folklore, et cela est aussi vrai pour les enfants que pour les adultes. A vrai dire, si on se contente d’aborder superficiellement les contes de fées, ils ont peu de choses à nous apprendre sur les conditions de vie propres à la société de masse que nous connaissons aujourd’hui ; ces contes ont été créés bien avant son avènement. Mais ils ont infiniment plus de choses à nous apprendre sur les problèmes intérieurs de l’être humain et sur leurs solutions, dans toutes les sociétés, que n’importe quel autre type d’histoires à la portée de l’entendement de l’enfant. Comme il est appelé à être exposé à tout moment à la société dans laquelle il vit, l’enfant apprendra certainement à s’adapter aux conditions qu’elle lui offre, pourvu que ses ressources intérieures le lui permettent.
Bruno BETTELHEIM
DOCUMENT 3
Jadis, pendant les longues soirées d’hiver - la saison des contes - toute la maisonnée se resserrait autour de l’âtre pour écouter les conteurs. Moment privilégié entre tous, où se transmettaient les rêves et les fantasmes de la communauté, mais aussi tout ce qu’il était important de savoir pour vivre. "Ce que la mémoire de l’homme conserve, écrit Pierre Jakez-Hélias, c’est ce qui vaut la peine d’être gardé". C’est cette mémoire collective que l’on a curieusement nommée "littérature orale" et qui se compose de contes, légendes et récits. " C’est une littérature, dit Jean Markale, qui est non seulement une oeuvre de fantaisie et d’imagination, mais qui a aussi un but pratique, celui de conserver ce qui est utile pour la vie de tous les jours" (La Sagesse de la terre).
En fait, c’était bien l’aventure des communautés qui se développait à travers les contes et les légendes, une aventure qui resserrait les liens, permettait, en liant le réel et l’imaginaire, de résoudre au mieux les difficultés de la vie, de dénouer d’une certaine manière les mystères de l’existence. C’est Jean Markale qui note que "ces contes recèlent certains symboles, certaines images, dont nous ne nous possédons peut-être plus la clé, mais qui sont des témoignages d’une réflexion permanente entièrement réactualisée selon les générations et correspondant à une trouvaille qui ne pouvait être gardée dans la mémoire des peuples que par l’image-choc qui est le conte".
Dehors c’était le froid, la nuit, mais aussi tout un vaste territoire laissé aux bêtes nocturnes et à tous ces êtres errants, étranges et fabuleux dont on parlait pour avoir moins peur, pour donner à la vie du jour, parfois bien incertaine, une teinte plus sereine. Toutes les données du rêve et de l’angoisse se retrouvent dans la littérature orale, toutes les composantes de la vie, chacune de ses étapes, de la naissance à la mort. Claude Seignolle note à propos des Légendes de la mort d’Anatole Le Braz qu’il y a là une oeuvre (et une démarche) "prodigieuse et définitive : choses ignorées mais subies, ainsi que la perpétuelle interrogation à l’angoisse ressentie face à l’Après-nous encore voilé".
Notre monde évolue, les veillées n’existent plus, mais l’imaginaire, lui, n’est pas mort. L’intérêt pour le conte qui se manifeste très largement en cette fin du vingtième siècle est là pour nous signaler que le merveilleux est toujours nécessaire à l’homme, que c’est par le merveilleux que l’enfant entre dans la vie et dans sa communauté, que c’est par les contes et les légendes qu’il se saisit d’une grande partie du vécu de son groupe social et que se développe chez lui un sentiment d’appartenance né du plaisir de découvrir, de rêver, de dire et d’écouter, de toucher les êtres et les choses d’une manière différente. Le conte et la légende sont là comme des révélateurs. Bruno Bettelheim a eu bien raison de le rappeler à ceux qui auraient eu tendance à l’oublier.
Michel COSEM
DOCUMENT 4
Du 21 au 24 février 1989, s’est tenu au Musée des arts et traditions populaires, à Paris, un colloque consacré à un phénomène tout récent, le "renouveau du conte". Les actes de cette rencontre viennent de paraître aux éditions du CNRS, ouvrage collectif publié sous la direction de Geneviève Calame-Griaule, la célèbre ethnologue et africaniste, auteur de l’étude classique La Parole chez les Dogons et de tant d’autres stimulantes recherches. Disons-le tout de suite, c’est un livre époustouflant, autant par les informations neuves qu’il rassemble que par les réflexions qu’il contient et suscite sur les problèmes les plus actuels pour ceux qui s’intéressent à la lecture des jeunes : les possibilités créatrices de l’enfant et de l’adulte, l’illettrisme, l’intégration culturelle, la fonction de l’oeuvre d’art, le lien entre la tradition et le modernisme, le rapport entre l’oral et l’écrit, etc. Mais la principale originalité de ce colloque, c’est qu’il a mis en présence - mélange parfois explosif - des ethnologues, des "folkloristes", des psychanalystes, des sociologues, des bibliothécaires, des enseignants, des écrivains, et surtout des conteurs, ces "néo-conteurs" qui ont pu ainsi confronter leurs secrets et leur expérience. Aussi est-on parvenu à des analyses passionnantes sur l’évolution de la matière racontée par le "néo-conteur" qui doit satisfaire les besoins d’un public qui n’est plus rural, mais urbain, donc adapter les techniques traditionnelles et en découvrir des nouvelles. L’étude de la fonction sociale du conte a été l’une des préoccupations majeures de ce congrès. Suzy Platiel a décrit avec compétence et finesse la manière dont le conte aide l’enfant à se situer dans le temps et l’espace et à construire un raisonnement discursif ; Claude de la Genardière, dans la ligne de Freud et de Lacan plutôt que dans celle de Bettelheim, montre sur l’exemple du Petit Chaperon rouge, comment le conte peut contribuer à rétablir l’équilibre entre le conscient et l’inconscient, Nadine Decourt explique qu’il peut être facteur d’intégration pour les enfants ou travailleurs migrants, Anne Pellowski et Colette Estin exposent leur extraordinaire expérience des "contes qui guérissent", pharmacopée orale connue d’ailleurs depuis longtemps. Une mention particulière pour quelques interventions décoiffantes et sensationnelles : celle d’Agnès Hollard sur les "enfants conteurs" qui sortent soudain du silence, celle d’Aziz Bouslah, sur le rôle pédagogique du conte dans la société traditionnelle algérienne (c’est en trois pages d’une extraordinaire sobriété, l’histoire d’une famille et d’une ethnie), ou encore celle de Luda Schnitzer sur le merveilleux. Elle montre avec beaucoup d’humour que le merveilleux a été toujours lié au quotidien.
Notes de lecture : à propos du livre de G. CALAME-GRIAULE.


CORRIGÉ PROPOSÉ
Si les techniques d’apprentissage de la lecture ont souvent été l’objet de débats, c’est de contenus qu’il s’agit dans ce dossier. Le conte, car il s’agit essentiellement de lui ici, est-il bénéfique ou néfaste dans le développement de l’enfant ? Cette question n’est pas nouvelle puisque, au dix-huitième siècle, le grammairien-philosophe C. Chesneau du Marsais y répond déjà de manière catégorique dans son article " Éducation " rédigé pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Au vingtième siècle, la vitalité et l’actualité du conte comme genre littéraire sont clairement établies. On le doit aux réflexions de B. Bettelheim qui, dans Psychanalyse des contes de fées insiste sur les trésors inépuisables de ce patrimoine sans âge, comme le rappelle M. Cosem dans " Découvrir les contes étranges ou merveilleux " ou le colloque sur Le Renouveau du conte dont un compte-rendu a été donné en 1991 dans le n6 de La Revue du livre pour enfants. Il convient de reconnaître l’importance des années de formation chez l’enfant et de mettre en lumière, entre autres, le rôle socio-culturel du conte face à l’indigence générale en matière de littérature enfantine.
Les premières années sont déterminantes dans l’élaboration de la personnalité de l’enfant, affirment C. du Marsais et B. Bettelheim. Il revient donc aux éducateurs de choisir les textes avec circonspection. On développera le goût de la lecture chez l’enfant, dit B. Bettelheim en lui donnant les moyens de percevoir précocement la valeur ajoutée au pur déchiffrement par la richesse des contenus. Que faire lire dans ces conditions ? Si, en son temps C. du Marsais bannit le merveilleux qui, selon lui, perturberait l’enfant dans son psychisme et fausserait son sens moral, B. Bettelheim déplore la pauvreté de la littérature enfantine et des manuels d’apprentissage. Comme M. Cosem et les participants au colloque de 1989 et contrairement à C. du Marsais, il souligne l’aspect hautement formateur du conte.
En effet, alors que C. du Marsais met en accusation les écrits de fiction, les autres auteurs exaltent les bienfaits cathartiques de la transposition imaginaire des conflits intérieurs comme du combat ancestral avec les éléments. Au-delà de cette dimension psychologique, c’est une formation morale, métaphysique même pour M. Cosem, qu’apporterait la confrontation avec les forces souterraines du merveilleux. Enfin, le conte serait le conservatoire de l’expérience des communautés humaines : vecteur sans cesse régénéré du patrimoine, il assurerait la continuité de l’initiation à la vie quotidienne. Et les orateurs du colloque sont persuadés de sa fonction de médiateur socio-culturel dans nos sociétés urbanisées.
On est loin aujourd’hui de l’opposition irréductible des philosophes des Lumières établie entre le réel et l’imaginaire. Les chercheurs actuels voient au contraire dans leur association dialectique la source même de la vigueur universelle du récit merveilleux. Ils vont plus loin sur le terrain pédagogique en montrant que le conte favorise la construction du sens social chez l’enfant et apaise ses angoisses du lendemain. Le conte aurait donc des vertus certaines dans la formation des futurs citoyens.


Ven 5 Juin - 23:53 (2009)
MSN
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MessagePosté le: Ven 5 Juin - 23:53 (2009)    Sujet du message: Publicité
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Ven 5 Juin - 23:53 (2009)
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amir


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MessagePosté le: Sam 6 Juin - 11:40 (2009)    Sujet du message: exemple de note de synthèse Répondre en citant
merci mon ami
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ربنا اتنا من لدنك رحمة و هيئ لنا من امرنا رشدا


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Aujourd’hui à 14:33 (2016)
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