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 ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION 
DISSERTATION ECONOMIQUE - Exemple 3

 
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drissago


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MessagePosté le: Sam 21 Mar - 00:03 (2009)    Sujet du message: DISSERTATION ECONOMIQUE - Exemple 3 Répondre en citant
salam tout le monde 
voici un troisième exemple de dissertation économique 
 
 
 
"LES THÉORIES LIBÉRALES,
UNE OPPOSITION À KEYNES ?"

Introduction
Le degré d’intervention de l’Etat :
Les Keynésiens et l’interventionnisme
Les Libéraux : anti-étatiques

Transition
Rejet des deux instruments essentiels des Keynésiens :
La monnaie
Le Budget

Transition
La désinflation compétitive :
La question du chômage
L’explication de l’inflation

Conclusion

 

 

" Le Keynésianisme est mort, vive le Libéralisme ! "

La contre révolution libérale a réussi à s’imposer mais cela n’a pas été très facile. En effet, durant les trente glorieuses, la France a connu de très bons résultats économiques, les politiques Keynésiennes étaient très efficaces : on assistait à une véritable apogée du Keynésianisme et tout le monde semblait satisfait excepté un homme : Friedrich Von HAYEK, farouche opposant de Keynes.

A l’époque, il était pratiquement le seul à oser se dresser contre Keynes. Mais les idées Keynésiennes avaient un tel succès que pratiquement personne ne tenait compte de ses propos. Ce n’est qu’à partir des années 70 que l’on assiste au début de l’essoufflement des idées Keynésiennes. Le déclin de Keynes s’accompagne de la renaissance des idées d’Hayek. En effet, ce n’est qu’à l’âge honorable de 75 ans qu’on lui décerne le prix Nobel et que l’on reconnaît enfin ses idées. A partir de ce moment, la fin du Keynésianisme a débuté. 

Hayek a conseillé de grands personnages tels que Margaret THATCHER ou encore Ronald REAGAN, après sa victoire face au Keynésianisme. Mais comment cet homme a-t-il pu, seul, réfuter les idées Keynésiennes alors qu’elles avaient de si bons résultats ? Mais il est surtout intéressant de se demander en quoi ses théories libérales s’opposent à Keynes. Sur quels points les deux courants ne sont-ils pas d’accord ? Voilà des questions que l’on peut être amené à se poser et qui nous montrent bien là tout l’intérêt de ce sujet.

Pour pouvoir répondre à nos interrogations, il serait judicieux de mettre en relief les points essentiels qui opposent les deux courants économiques, notamment le degré d’intervention de l’État et les outils de politique économique (monnaie et budget) puis nous examinerons les solutions proposées par les Libéraux (la désinflation compétitive). Ce n’est qu’à la lumière de cette analyse que nous serons en mesure de comprendre les diverses oppositions qui peuvent exister entre Libéraux et Keynésiens. Cette étude sera plutôt ciblée sur les pays à économie de marché. 

 

Le degré d’intervention de l’Etat : 


S’il existe bien un point capital sur lequel les Libéraux et les Keynésiens sont incontestablement opposés, il s’agit bien de la question du degré d’intervention de l’Etat. Les uns sont pour une intervention de l’Etat alors que les autres y sont farouchement opposés.

Les Keynésiens et l’interventionnisme :


Les Interventionnistes, c’est ainsi qu’on les surnomme. En effet, ils sont favorables à l’intervention de l’Etat dans le domaine économique. Ils parlent d’Etat-Acteur, d’Etat-Correcteur ou encore d’Etat-Providence. Ils ne croient pas aux vertus autorégulatrices du marché, surtout en temps de crise. Ils prônent donc l’intervention de l’Etat dans des domaines tels que la Santé, l’Education ou encore le Social. Ceci afin de réduire les inégalités qui peuvent exister entre les individus. L’Etat joue donc un rôle de régulateur.

 

Les Libéraux : anti-étatiques :


Complétement opposés aux Keynésiens, les Libéraux refusent toute action de l’Etat dans le domaine économique. L’économie est, selon eux, stable. Il faut laisser faire le marché sans intervenir car il a des vertus autorégulatrices. " Il faut laisser faire, laisser aller " disait TURGOT car il existe une " main invisible " qui régule (Adam SMITH). Il ne faut pas contrarier la balance naturelle qui existe entre l’offre et la demande. L’Etat, en intervenant, fausse les résultats et crée, par la même occasion, de l’inflation. L’intervention de l’Etat est donc nuisible au bon fonctionnement de l’activité économique. 

 

Les Libéraux, comme nous venons de le voir, sont défavorables à une action de l’Etat. Il est donc normal qu’ils rejettent également les instruments utilisés par l’Etat pour intervenir dans l’économie. 

 

Rejet des deux instruments essentiels des Keynésiens :


Chez les Keynésiens, l’État intervient dans l’économie. Pour stimuler ou freiner l’activité économique, il utilise deux instruments principaux de politique économique : la monnaie et le budget.

La monnaie : 


Selon Keynes, la théorie quantitative de la monnaie (TQM) fonctionne seulement lorsqu’on se trouve en situation de plein emploi. Sinon, il préconise le fait que la monnaie est active. Il pense qu’en injectant de la monnaie par sa politique monétaire, l’État génère une augmentation de la production. Mais Milton FRIEDMAN s’empresse d’ajouter qu’en injectant de la monnaie, l’État augmente certes la production à court terme mais par la même occasion, il crée de l’inflation. Les Libéraux reviennent donc sur la théorie quantitative de la monnaie d’Irving FISHER qui stipule que la monnaie est neutre (MV=PT) et qu’en conséquent, l’État doit arrêter d’injecter de la monnaie en grosse quantité en espérant améliorer la situation. Il ne fait, en réalité, qu’aggraver les choses. 

Le budget :


Mais les Keynésiens n’ont-ils pas abusé du déficit budgétaire ? Nous n’avons qu’à nous référer au déficit budgétaire actuel pour bien voir l’étendue des dégâts de la politique Keynésienne. En effet, ils préconisaient des politiques de relance tout en aggravant le déficit budgétaire. En ce qui concerne les Libéraux, le budget doit respecter un impératif : il doit être équilibré, les recettes doivent couvrir les dépenses car dans le cas contraire, il se produit un effet d’éviction que Keynes finançait par de la création monétaire. L’État qui augmente ses dépenses a forcément recours au marché obligataire. Il pompe donc toute l’épargne des ménages, ce qui n’est pas une bonne chose pour les entreprises et tout cela entraîne une augmentation des taux. Voilà en quoi consiste cet effet d’éviction. 

Les politiques de relance Keynésiennes paraissent donc dépassées : elles créent désormais de l’inflation en grande quantité. Il faut vite trouver une solution pour remédier à tout cela. C’est là que les Libéraux lancent l’idée de désinflation compétitive. 

 

La désinflation compétitive : 


Elle consiste à accepter un peu à beaucoup de chômage pour pouvoir faire baisser l’inflation. Pour les Libéraux, c’est le prix à payer pour guérir l’économie de l’inflation galopante des années 70. On assimile souvent ce système à Monsieur Pierre BÉRÉGOVOY qui a été, en quelque sorte, le chef de file de ce mouvement.

La question du chômage :


Pour Keynes, l’objectif principal est de faire baisser le chômage par tous les moyens même si ceci doit entraîner une augmentation de l’inflation. Là, encore, Keynes oublie un détail qui n’a pas échappé à Milton FRIEDMAN. En effet, " il existe un chômage naturel incompressible. " Il fait référence au chômage structurel, frictionnel et volontaire. Donc, selon lui, cela ne sert à rien de s’acharner à faire baisser le chômage au-delà d’un certain seuil. Mieux vaut essayer de limiter l’inflation. C’est, en effet, son objectif principal car il est l’un des premiers à avoir noté le phénomène de Stagflation ; il contredit donc PHILIPPS et sa fameuse courbe. En conclusion, il faut, selon lui, tendre à faire baisser l’inflation quitte à accepter un peu plus de chômage.

L’inflation : 


" L’inflation est partout et toujours un phénomène monétaire ", telles sont les paroles de Milton FRIEDMAN en ce qui concerne le problème de l’inflation. En injectant de la masse monétaire en grosse quantité, l’État est responsable de la hausse du niveau général des prix. Toutes les politiques de relance ont contribué à augmenter l’inflation. L’État doit donc arrêter d’injecter de la monnaie et il doit fixer un taux d’augmentation de la masse monétaire soit trop importante et donc pour éviter l’inflation. Un cadrage de la variation de la masse monétaire sur la variation du PIB en valeur est donc nécessaire.

 

Les politiques Keynésiennes de relance ont longtemps fonctionné. Elles ont fait connaître à la France des périodes fructueuses telles que les trente glorieuses. Mais leur utilisation systématique et abondante a causé leur perte. Elles ont entraîné de l’inflation et sont donc, aujourd’hui, tenues comme responsables des crises qu’a connu la France et l’Europe. Aujourd’hui, on peut dire que le Libéralisme est sorti victorieux de cette bataille qui n’a pas été facile. Toutefois, les idées Keynésiennes sont toujours présentes dans les décisions économiques prises aujourd’hui. Mais alors, le Keynésianisme est-il bien mort ? Il l’est peut-être à l’échelle nationale, comme l’affirme Jean-Paul FITOUSSI mais qu’en est-il à l’échelle européenne ? Cette question sera peut-être le sujet d’une prochaine discussion.

 

_________________
De la discussion jaillit la lumière


Sam 21 Mar - 00:03 (2009)
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MessagePosté le: Sam 21 Mar - 00:03 (2009)    Sujet du message: Publicité
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Sam 21 Mar - 00:03 (2009)
Auteur Message
anouar


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Inscrit le: 03 Déc 2008
Messages: 39
Localisation: Rabat

MessagePosté le: Sam 21 Mar - 12:21 (2009)    Sujet du message: DISSERTATION ECONOMIQUE - Exemple 3 Répondre en citant
Très bon sujet merci

Sam 21 Mar - 12:21 (2009)
Auteur Message
R.MARBOUH


Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2008
Messages: 780
Localisation: KENITRA

MessagePosté le: Sam 21 Mar - 18:42 (2009)    Sujet du message: merci Répondre en citant
merci driss

Sam 21 Mar - 18:42 (2009)
Auteur Message
العندليب


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Inscrit le: 16 Jan 2009
Messages: 86
Localisation: rabat

MessagePosté le: Sam 21 Mar - 18:53 (2009)    Sujet du message: DISSERTATION ECONOMIQUE - Exemple 3 Répondre en citant
Okay  


Sam 21 Mar - 18:53 (2009)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:13 (2016)    Sujet du message: DISSERTATION ECONOMIQUE - Exemple 3
Aujourd’hui à 02:13 (2016)
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