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Maroc-UE: Les enjeux d'un sommet

 
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Ikram


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MessagePosté le: Sam 22 Mai - 11:52 (2010)    Sujet du message: Maroc-UE: Les enjeux d'un sommet Répondre en citant
Le sommet Maroc-UE constitue une étape capitale dans le rapprochement entre les deux partenaires. Mais aussi une occasion de mettre le point sur les défis à relever, notamment la convergence réglementaire et les négociations sur les services.


Le Maroc est comme un arbre dont les racines sont enfoncées en Afrique, et le feuillage respire en Europe», disait feu Hassan II. Ce lien historique qui marque les relations maroco-européennes s’est certainement consolidé avec l’octroi au Maroc du statut avancé. Mais, l’acquis reste fragile, et des efforts soutenus sont incontournables pour consolider ce processus de rapprochement. Dans ce sens, le premier sommet Maroc-UE, qui se tient un an après l’octroi du statut avancé, doit faire bouger les choses et donner un coup d’accélérateur pour la réalisation de nouvelles avancées. Il permettra également de créer une dynamique pour relever les défis qui freinent le démarrage de nouvelles négociations. L’enjeu étant de «montrer que l’ambition que nous avons d’avoir des rapports privilégiés, revêt une certaine crédibilité, dans un monde qui est de plus en plus complexe», souligne d’emblée Eneko Landaburu, ambassadeur de la Commission européenne au Maroc. Mais, il est tout aussi important «d’avoir la détermination de mettre en œuvre les pas nécessaires pour atteindre les objectifs tracés», ajoute-t-il.





Une chose est sûre. Les deux parties s’accordent à dire que ce sommet sera l’occasion de redynamiser les relations bilatérales et d’approfondir les discussions au sujet des différents volets du statut avancé et de la nouvelle architecture qui prendrait le relais de l’actuel plan de voisinage. Pour résumer, faire le bilan de la première année et planifier les projets futurs.


En effet, ce premier sommet Maroc-UE sera l’occasion pour les deux parties d’aborder les différentes questions bilatérales et multilatérales. Pour le Maroc, au niveau politique, «c’est assurément la question du Sahara qui est la plus importante. Et l’appui de l’UE au plan d’autonomie proposé par le Maroc, serait d’un grand effet positif sur le plan international», fait savoir Jawad Kerdoudi, président de l’Institut marocain des relations internationales (Imri). Les relations économiques feront également l’objet des discussions. Le Maroc «va insister sur la ratification rapide des accords sur les produits agricoles, et demandera un appui européen à ses plans de développement, notamment le plan Maroc vert et celui des énergies renouvelables», ajoute-t-il. Ceci est d’autant plus important que les financements européens sont incontournables pour assurer la transition économique et le développement des régions défavorisées. Aussi, le volet culturel ne sera pas en reste, dans la mesure où la partie marocaine œuvrera pour le renforcement de la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la recherche scientifique.




Les dossiers sectoriels seraient également à l’ordre du jour, mais les discussions ne vont pas porter sur les détails de chaque dossier. En effet, «c’est une réunion au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, qui ne dure qu’une journée», tient à préciser l’ambassadeur européen. Il estime que les nouvelles négociations sectorielles «ne commenceraient qu’après la réalisation de progrès sensibles sur les dossiers en cours». Il s’agit particulièrement des négociations sur le secteur des services, dont l’avancement connaît des difficultés. Par ailleurs, au-delà des questions bilatérales, le sommet Maroc-UE permettra aux deux parties d’aborder les différents dossiers d’intérêt commun. Il s’agit en effet d’un certain nombre de questions internationales comme «la réforme de la gouvernance économique internationale, les suites du sommet de Copenhague, ainsi que les questions transversales importantes pour les deux parties», annonce Eneko Landaburu.





A cela s’ajoutent les sujets liés à la situation politique au niveau régional et mondial. Les discussions vont porter notamment sur l’évolution de la situation au Proche-Orient, en Afghanistan, ainsi que sur les préoccupations européennes par rapport au dossier nucléaire iranien.
Globalement, ce premier sommet permettra aux deux partenaires de donner un signal que les relations entre l’UE et le Maroc, «sont extrêmement importantes pour les deux parties, à la fois sur le plan interne et international», résume l’ambassadeur de la Commission européenne. Mais, en même temps, «cette importance doit donner lieu à des impulsions politiques, afin que l’on concrétise les objectifs qui ont été déjà fixés», insiste-t-il.

Mohamed Ali MRABI

«Il faut des impulsions politiques» Eneko Landaburu


Ambassadeur de la Commission européenne à Raba
L’Economiste Magazine: Quel bilan peut-on dresser une année après l’octroi au Maroc du statut avancé?
Eneko Landaburu: Je crois que la première année offre un bilan satisfaisant mais pas suffisant. Satisfaisant, dans la mesure où nous avons fait des progrès réels dans le dialogue politique et dans la mise en œuvre du plan d’action existant. Nous avons également envisagé des mesures pour la mise en œuvre plus concrète de ce statut avancé. Mais maintenant, après cette année que je qualifierais de correcte, il y a lieu de faire un pas plus déterminé pour mettre en œuvre réellement les conditions d’une bonne application de ce statut avancé.







Quels sont les principaux sujets qui seront débattus du 1er sommet Maroc-UE?
Nous allons surtout discuter de l’état des relations entre l’UE et le Maroc dans le cadre du statut avancé. J’espère que ce sommet donnera une indication claire et plus ambitieuse pour la mise en œuvre. J’espère aussi qu’il engagera le Maroc à mettre en place un programme national de convergence réglementaire et un organisme de suivi des progrès de ce statut avancé. Nous allons également discuter d’un certain nombre de grandes questions internationales d’intérêt commun. Je prends comme exemple la réforme de la gouvernance économique mondiale, et les suites du sommet de Copenhague. Il s’agit de questions transversales, qui sont importantes et pour le Maroc et pour l’UE, comme acteurs de la réalité internationale. Ensuite, nous allons évoquer certainement des questions qui sont liées à la situation politique, dans la région et dans le monde, pour voir quelles sont nos analyses sur l’évolution de la situation au Proche-Orient, en Afghanistan… Certainement, l’UE sera amenée à évoquer cette préoccupation très grande qui est la nôtre par rapport à l’évolution de la situation du dossier nucléaire en Iran.





Qu’en est-il des dossiers sectoriels?
Dans le bilan que nous allons faire de la situation de nos relations, il est évident que les questions sectorielles seront abordées, mais pas dans les détails. Car c’est une réunion au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement. L’idée fondamentale de ce sommet est de faire le point sur nos relations et ensuite, par rapport au futur, de donner des impulsions, pour améliorer les relations qui sont les nôtres. Alors, il est évident que si l’on prend la réalité sectorielle des négociations commerciales, le statut avancé a comme objectif d’arriver à un accord commercial qui soit plus profond et plus large, qui soit aussi plus ambitieux que celui que nous avons actuellement. Mais, rien de cela ne pourra être réalisé tant que nous n’aurons pas avancé dans les négociations sur les services.



Quels sont les enjeux de ce sommet Maroc-UE?
En politique, il est important de faire des discours, de fixer des objectifs, et surtout d’avoir un cadre de réflexion et d’action. C’est ce que nous avons avec le statut avancé. L’objectif également est de donner un signal, parce que c’est une réunion à très haut niveau, que les relations entre l’UE et le Maroc sont extrêmement importantes pour les deux parties, dans leur politique extérieure et intérieure. Mais, en même temps, cette importance doit donner lieu à des impulsions politiques, afin que l’on concrétise les objectifs déjà fixés.





Si on obtenait le statut avancé, quels sont les défis à relever pour le préserver?
Les défis sont ceux que le Maroc s’est fixés lui-même comme objectifs, en demandant ce statut avancé et en l’obtenant. Il s’agit globalement de continuer la route vers une modernisation profonde du pays, qui passe par des réformes économiques et sociales importantes pour se rapprocher des critères et des standards européens. Donc, c’est continuer cette marche et la concrétiser et aussi de développer et consolider la qualité de la vie démocratique. Nous ne l’imposons pas. Cela a été dit par les responsables marocains, nous y souscrivons, et nous allons tout faire pour que ce soit possible.





L’UPM va-t-elle permettre de dépasser les blocages du Processus de Barcelone?
L’Union pour la Méditerranée, qui est la poursuite du processus de Barcelone, est un projet politique nécessaire et indispensable, dans ce monde divisé et conflictuel. Il est indispensable et pour l’Europe et pour les pays du pourtour méditerranéen, d’avoir un cadre de relations, qui assure dans cet espace géographique la sécurité, la stabilité et la prospérité. La réalité, c’est que le processus de Barcelone, et l’UPM ne donnent pas à ce jour satisfaction, car nous avons de très grandes difficultés pour mettre en œuvre ce projet, du fait essentiellement du conflit israélo-palestinien, qui bloque sérieusement des avancées politiques. C’est un fait, ça existait du temps du processus de Barcelone, ça se confirme du temps de l’UPM, et on a vu que ce qui bloquait le processus de Barcelone, bloque aussi l’UPM. Néanmoins, il y a obligation pour tous de continuer à travailler malgré ces blocages. Il est important que l’on arrive à mobiliser des fonds suffisants et qu’on implique tous les acteurs pour faire des progrès par rapport à de grands problèmes économiques et sociaux qui se posent ensemble. Mais, l’UPM n’est pas le seul instrument politique de développement des bonnes relations. Il y a la politique européenne de voisinage. Et c’est elle qui développe des relations entre l’UE et chacun des pays composants et qui fait aussi que l’on marque des progrès dans les relations entre l’Europe et la Méditerranée. Le Maroc en est un exemple éloquent.





Après la mise en place du secrétariat général de l’UPM et la désignation du SG, quelles sont les prochaines étapes?
La première étape consiste à se mettre d’accord sur le nombre de secrétaires généraux adjoints, et se mettre d’accord sur les statuts. Et à partir de là, il faudra mettre en place ce secrétariat essentiellement pour reprendre et choisir un certain nombre de projets concrets, qui rentrent dans les priorités qui ont été fixées, les proposer aux instances politiques. Ensuite, rechercher les financements pour mettre en œuvre ces projets, les mettre en œuvre et assurer le monitoring et le suivi. Voilà la tâche la plus urgente de ce secrétariat pour que nous ayons le plus vite possible un démarrage de cette valeur ajoutée qu’est l’UPM. N’oublions pas que nous aurons aussi, au mois de juin prochain à Barcelone, le 2e sommet de l’UPM, après celui de Paris, qui devrait faire le point sur le plan politique et qui devrait fixer les nouvelles orientations.





Après la gestion de la première phase de l’UPM par le tandem France-Egypte, quels sont selon vous les deux Etats qui pourraient prendre le relais?
On parle beaucoup de l’Espagne. On parle aussi de la Tunisie. La décision sera prise au moment opportun. Il y a aussi une question qui se pose, qui est celle de savoir si ce duo présidentiel est compatible, d’un point de vue européen, avec le traité de Lisbonne. Nous avons un nouveau traité qui fixe que nous avons un président du conseil européen (Van Rompuy), qui représente l’UE, nous avons aussi au niveau ministériel un haut représentant, vice-président de la Commission européenne (Catherine Ashton), qui représente l’UE. Alors, la question est de savoir comment cette réalité européenne participe au management et à la direction politique de l’UPM où un des acteurs est l’UE. C’est une question politique et pas simplement juridique, et j’espère qu’on fera des progrès pour résoudre cela au plus vite.




Quelles sont les priorités de votre mandat au Maroc?
Ma priorité est de participer à une meilleure compréhension des positions entre Marocains et Européens pour continuer à travailler dans ce grand effort de rapprochement. Il s’agit aussi d’essayer de contribuer à faire vivre ce statut avancé. Je suis très optimiste pour le futur car j’ai plus que jamais la conviction qu’il y a de la part des autorités de ce pays la volonté réelle de se rapprocher avec l’UE, non seulement en termes de commerce et d’investissements, mais en termes de valeurs et de principes. Il y a également de grandes convergences en termes d’analyse des questions de politique internationale. Et une volonté d’aller dans ce sens. Donc, je crois que nous avons tout pour réussir pour autant que nous soyons capables de concrétiser ces ambitions et d’être extrêmement vigilants sur la mise en œuvre.
 
Propos recueillis par M. A. M.L'économiste Magazine



 
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Sam 22 Mai - 11:52 (2010)
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MessagePosté le: Sam 22 Mai - 11:52 (2010)    Sujet du message: Publicité
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Sam 22 Mai - 11:52 (2010)
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nour


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Localisation: agadir

MessagePosté le: Sam 22 Mai - 11:57 (2010)    Sujet du message: Maroc-UE: Les enjeux d'un sommet Répondre en citant
merci ikrame.

Sam 22 Mai - 11:57 (2010)
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fanida


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Inscrit le: 07 Jan 2010
Messages: 137

MessagePosté le: Dim 23 Mai - 18:54 (2010)    Sujet du message: Maroc-UE: Les enjeux d'un sommet Répondre en citant
thanks ikram pr ta générosité
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Dim 23 Mai - 18:54 (2010)
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lolita 2010


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MessagePosté le: Dim 23 Mai - 22:29 (2010)    Sujet du message: Maroc-UE: Les enjeux d'un sommet Répondre en citant
merci bcp ikram
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mais il n est jamais trop tard pr bien faire


Dim 23 Mai - 22:29 (2010)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:31 (2016)    Sujet du message: Maroc-UE: Les enjeux d'un sommet
Aujourd’hui à 14:31 (2016)
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