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 ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION 
quelques définitions que j'ai collecté pour vous

 
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oumayoub


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MessagePosté le: Sam 8 Mai - 22:44 (2010)    Sujet du message: quelques définitions que j'ai collecté pour vous Répondre en citant
Salam alykoum,
ci dessous quelques définitions que j'ai collecté pour vous et qui, je suppose ont une relation avec notre préparation.
bonne lecture
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Définition d'externalisation
Etymologie : du latin externus, extérieur, du dehors, étranger.
En économie, pour une entreprise, l'externalisation est l'action d'externaliser, c'est-à-dire de transférer à l’extérieur certaines de ses activités.
La démarche d'externalisation consiste, pour une entreprise, à se séparer d'une activité réalisée jusque-là en interne et de faire appel à une société de services spécialisés. C'est notamment le cas pour des activités considérées comme non stratégiques qui sont confiées à des partenaires (sous-traitants) offrant de meilleures prestations, pour un moindre coût et avec une meilleure flexibilité. L'entreprise peut ainsi se restructurer et se centrer sur ses compétences de base, son cœur de métier.
Exemples d'activités sous-traitées : comptabilité, nettoyage, gardiennage, informatique, secrétariat, marketing.
Synonymes : sous-traitance, outsourcing, infogérance (pour l'informatique)
Délocalisation

Définition de la délocalisation
Etymologie : du latin de, préfixe de cessation, et locus, lieux.
En économie, la délocalisation désigne le transfert d'activités, de capitaux et d'emplois d'une entreprise dans un autre lieu afin de bénéficier d'avantages compétitifs, c'est-à-dire de conditions économiques plus favorables :
  • bas salaires,
  • droit du travail plus souple,
  • monnaie faible,
  • fiscalité plus légère,
  • dynamisme économique,
  • existence d'un pôle technologique,
  • environnement...

La délocalisation a, en outre, été favorisée par la baisse des coûts de transport et la mondialisation des capitaux et des marchés qui imposent une baisse des tarifs douaniers.

Cette migration a lieu essentiellement du pays d'origine vers l'étranger, mais elle peut être aussi d'une zone urbaine vers une zone rurale, pour les mêmes motifs.

Au sens strict, la délocalisation concerne toute l'activité et revient à séparer les lieux de production de ceux de consommation. Mais compte tenu de la division verticale du travail au niveau mondial, la délocalisation a souvent lieu par segment du processus d'activité.

La menace de délocalisation d'une activité est parfois utilisée comme moyen de pression sur les syndicats et pour augmenter la durée du travail sans contreparties.

Indépendamment de la baisse tangentielle des activités industrielles au profit du secteur tertiaire, en France, la perte d'emploi liée au phénomène de délocalisation est estimée à 250 000 sur la période 1970-2002 (Hervé Boulhol, 2004).
RelocalisationDéfinition de relocalisation
Etymologie : du latin re, préfixe de retour en arrière, et locus, lieux.
La relocalisation économique désigne un changement d'implantation géographique de tout ou partie des activités d'une entreprise qui a pour objectif de rapprocher les lieux de production de ceux de consommation. Elle peut aussi être définie comme le retour dans un pays développé d'une activité qui avait précédemment été délocalisée dans un pays en développement.
Principaux facteurs invoqués par les entreprises qui relocalisent une partie de leurs activités antérieurement délocalisée dans un pays en développement pour des raisons de salaires :
  • augmentation des coûts de transport,
  • délais de transport trop longs,
  • difficulté de coordination avec les équipes situées à distance,
  • problèmes de qualité et leur impact sur l'image,
  • difficultés de lutte contre l'espionnage industriel et le plagiat,
  • taxes d'importation et quotas européens,
  • faible capacité d'innovation,
  • compétences insuffisantes des équipes situées à distance, suite à une évolution technologique...

Si les exemples existent bien, la relocalisation reste cependant marginale avec quelques dizaines de cas par an, en France.


Certains économistes pensent qu'avec la raréfaction du pétrole, les coûts de transport, qui jusqu'à présent étaient faibles et ont favorisé les délocalisations, devraient devenir significatifs et conduire à des relocalisations, en particulier pour les produits les plus lourds ou les plus volumineux.

Pour les altermondialistes, la relocalisation est présentée comme une réponse aux dégâts sociaux et à la détérioration de l'environnement que la mondialisation capitaliste provoque. Elle conduirait à reconstituer des territoires englobant des activités complémentaires et ayant une cohérence économique, avec des lieux de production les plus proches possibles de ceux de consommation. La relocalisation permettrait de lutter contre la désertification rurale, la pollution imputable au transport, la consommation d'énergie non renouvelable...
 

Développement durableDéfinition du développement durable
Le développement durable est une forme de développement économique ayant pour objectif principal de concilier le progrès économique et social avec la préservation de l'environnement, ce dernier étant considéré comme un patrimoine devant être transmis aux générations futures.
La Commission Mondiale pour l'Environnement et le Développement de l'ONU (WCED), dite "Commission Brundtland" en a donné en 1987 la définition suivante :
"Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leurs propres besoins."

Le développement durable est censé pouvoir combiner plusieurs exigences :
  • satisfaction des besoins essentiels des générations actuelles et futures, en rapport avec les contraintes démographiques (eau, nourriture, éducation, santé, emploi),
  • amélioration de la qualité de vie (services sociaux, logement, culture...),
  • respect des droits et des libertés de la personne,
  • renforcement de nouvelles formes d'énergies renouvelables (éolienne, solaire, géothermique),
  • etc.

En matière d'agriculture par exemple, le développement durable signifie une gestion économiquement rentable, sans qu'il soit porté atteinte à l'environnement et sans réduire les ressources naturelles pour les générations futures. Cela doit se traduire par une production plus saine, moins polluante, respectant les exigences sanitaires environnementales et prenant en compte l'avenir des agriculteurs. L'agriculture biologique va dans le sens d'une agriculture durable.
 

Limites et risques du concept de développement durable :
  • Pourquoi les pays riches, maintenant développés, imposeraient-ils aux pays en développement une vision limitative de leur développement ?
  • Risque d'une dérive vers des modèles qui admettent la substitution du capital naturel par un capital de connaissances. De tels modèles sont notamment défendus par des organismes américains.
  • Appropriation, par les puissances maîtrisant les technologies de l'information, des mécanismes de normalisation et de régulation internationaux, permettant aux plus riches d'imposer un modèle qui aboutit de fait à une répartition encore plus injuste des savoirs, et par conséquent des ressources naturelles.
  • Récupération du label "développement durable" pour soutenir des politiques ou des opérations commerciales sans rapport ou presque avec la notion même (ex : "tourisme durable" réservé aux plus riches).
Critiques du développement durable
Pour les opposants à l'idéologie du développement et de la croissance, il n'est pas possible que le développement des 20% de la population du monde qui consomment 80 % des ressources naturelles puisse être durable. Ils dénoncent également le flou de la notion de développement qui peut se rapporter aussi bien au développement humain qu'à la croissance économique. Chacun peut trouver dans l'expression "développement durable" la confirmation de ses aspirations : soit la remise en cause du développement tel qu'on l'a connu et de ses excès, soit la confirmation que la croissance peut se poursuivre "durablement".
 

Croissance économique

Définition de la croissance économique
Etymologie : du latin crescere, croître, grandir.
En économie, la croissance désigne l'évolution annuelle, exprimée en pourcentage, du P.I.B. (Produit intérieur brut) ou du P.N.B. (Produit national brut). Pour éviter le problème dû à l'augmentation des prix, la croissance est calculée en "monnaie constante" (hors inflation), le P.I.B. étant corrigé de l'augmentation de l'indice des prix. Ceci permet de calculer une croissance en volume.
La formule de calcul, dans le cas du PIB de l'année "n", est la suivante.
Croissance = [ PIB[sub](n)[/sub] - PIB(n-1) ] / PIB(n-1)
On distingue généralement :
  • La croissance extensive : augmentation des quantités de facteurs de production (culture de nouvelles terres, ouverture de nouvelles usines). La croissance extensive génère des créations d'emplois.
  • La croissance intensive : augmentation, par des gains de productivité, de la production à volume de facteurs de production identiques, notamment sans création d'emplois supplémentaires.

Une croissance du PIB n'implique pas nécessairement une élévation du niveau de vie. En effet, si la croissance démographique est plus rapide que la croissance du PIB, le PIB par habitant diminue. En outre, certaines activités ne sont pas prises en compte dans son calcul : voir "les limites du PIB".

D'une manière plus générale, la croissance correspond, pour une nation, à une augmentation soutenue et durable - pendant une période suffisamment longue - de la production de biens et de services appréhendée par des indicateurs comme le PIB ou le PNB. Cependant, n'étant qu'une mesure quantitative d'un agrégat économique, la croissance n'est qu'une des composantes du développement qui est une notion plus abstraite et qualitative. Il peut donc y avoir croissance sans développement et inversement du développement sans croissance.
La croissance telle qu'on la définit et qu'on la mesure aujourd'hui est un phénomène relativement récent à l'échelle de l'humanité qui peut être daté du début de l'industrialisation.
Les dernières décennies ont vu se succéder une série de cycles de croissance soutenue et de récession ou de faible croissance :
  • croissance des années 1919-1929
  • récession des années 1930
  • forte croissance de l'après-guerre : les "30 glorieuses"
  • ralentissement après le choc pétrolier de 1973
  • forte croissance des années 1980-1990
  • ralentissement de 1992 à 1997 après la première guerre du Golfe
  • reprise de la croissance de 1997 à 2001 (attentat du 11 septembre)

 

Différentes visions de la croissance chez quelques économistes :
  • Adam Smith (1723-1790)

Dans "Richesse", il développe les premiers éléments de la théorie de la croissance. Prenant sa source dans la division du travail, la croissance lui apparaît comme illimitée.
  • Thomas Robert Malthus (1766-1834)

La croissance de la population, plus rapide que celle la production de la terre, conduit à des famines qui permettent de rétablir, à court terme, le bon rapport entre les deux... jusqu'à ce que l'écart entre population et production de la terre provoque une nouvelle crise.
  • David Ricardo (1772-1823)

Pour faire face à la croissance de la population de nouvelles terres doivent être cultivées. Or celles-ci ont un rendement décroissant (les meilleures étant déjà utilisées). Il s'ensuit inéluctablement à long terme un état stationnaire.

Pour lui, l'accumulation du capital permet à ce dernier de se substituer au travail. L'augmentation du chômage et la baisse des salaires qui en découlent, provoquent une baisse de la consommation et du taux de profit et par conséquent de la croissance.
  • John Maynard Keynes

 (1883-1946)
L'économiste britannique insiste sur le rôle de l'Etat qui, par les investissements publics, peut relancer l'économie en jouant sur la demande et favoriser ainsi la croissance.
 
Produit Intérieur Brut (PIB)

Définition de Produit Intérieur Brut (PIB)
Le Produit intérieur brut ou P.I.B. est défini comme étant la somme des valeurs ajoutées réalisées à l'intérieur d'un pays par l'ensemble des branches d'activité (auxquelles on ajoute la TVA et les droits de douane), pour une période donnée, indépendamment de la nationalité des entreprises qui s'y trouvent.

L'utilisation de la valeur ajoutée permet d'éviter que la même production ne soit prise en compte plus d'une fois, puisque dans son calcul on retire la valeur des biens consommés pour la production.

Le PIB se distingue du Produit national qui, lui, prend en compte la nationalité des entreprises, et non leur lieu d'implantation.

Le Produit intérieur brut est constitué du Produit intérieur marchand (biens et services échangés) et du Produit intérieur brut non marchand (services fournis par les administrations publiques et privées à titre gratuit ou quasi gratuit). Ce dernier est, par convention, évalué à son coût de production. Le PIB est calculé à partir des valeurs ajoutées fournies par les entreprises et des comptes des administrations.

La croissance du PIB est considérée comme l'indicateur par excellence de la performance et de la santé économique d'un pays. Le ratio PIB par habitant mesure, quant à lui, le niveau de vie. En effet, comme le total des valeurs ajoutées est égal à la somme de l'ensemble des revenus, le PIB par habitant est aussi égal au revenu par habitant.
Inflation





Définition de l'inflation

Etymologie : du latin inflare, enfler, gonfler.

Le terme inflation désigne une augmentation durable, générale, et auto-entretenue des prix des biens et des services. L'inflation est aussi caractérisée par l'accroissement de la circulation de la monnaie (masse monétaire).

Le taux d'inflation est généralement mesuré à partir de l’Indice des prix à la consommation (IPC).

Les différents niveaux d'inflation :
  • Stabilité des prix : taux d'inflation inférieur à 2% ;
  • Inflation rampante : 3 à 4% par an ;
  • Inflation ouverte : 5 à 10% de hausse (avec des pointes à 20%) ;
  • Inflation galopante ou hyperinflation : plus de 20%.


Les explications non monétaires de l'inflation :
  • Inflation par la demande dans laquelle les prix augmentent à cause d'une croissance très rapide de la demande.
  • Inflation par l'offre dans laquelle on distingue :
    • l'inflation due à la hausse des coûts de production, souvent liée à l'augmentation des salaires, mais parfois au coût des matières premières.
    • l'inflation par les profits provoquée par la recherche d'un maximum de profit de la part des détenteurs du capital.

Ces explications non monétaires sont considérées comme insuffisantes par les économistes car elles ne permettent pas d'expliquer la hausse des prix à long terme.

L'interprétation monétariste attribue à la masse monétaire un rôle essentiel dans le phénomène de l'inflation. Celle-ci est effet la résultante d'une masse monétaire trop importante. Les spécialistes n'étant pas tous d'accord sur l'impact des différentes politiques monétaires, il existe donc plusieurs théories sur la répercussion de ces politiques sur la hausse des prix.

L'inflation est rarement homogène (c'est-à-dire prix et revenus augmentant de la même manière dans tous les domaines d'activité), ce qui provoque des tensions entre les agents économiques (baisse de pouvoir d'achat, redistribution des profits...) révélatrices d'une lutte pour le partage des richesses.
 
Déflation





Définition de déflation

Etymologie : du latin deflare, souffler sur, enlever en soufflant, mépriser, faire fi de.

En économie, la déflation est un phénomène de baisse générale des prix constatée sur une période suffisamment longue de plusieurs trimestres. Elle est la conséquence d'une demande globale qui ne suffit pas à absorber la quantité de biens et services produits par l'économie.

Les périodes de déflation sont peu fréquentes contrairement à l'inflation qui est le phénomène opposé. On ne doit pas confondre la déflation avec la désinflation qui est la baisse du taux de l'inflation.

Le terme déflation désigne également les mesures prises par les gouvernements pour lutter contre l'inflation et le déséquilibre du commerce extérieur par la restriction de la demande et réduction de la masse monétaire en circulation : encadrement du crédit, baisse des dépenses publiques, augmentation des impôts. Ce fut notamment le cas dans les années 1920-1930.

Pour les ménages, la déflation est une incitation à différer leur consommation et leur investissement, car plus le temps passe, plus la valeur de la monnaie augmente. Elle se traduit par une augmentation de leur pouvoir d'achat, au moins dans un premier temps, s'il n'y a pas augmentation du chômage.

Pour les entreprises, la déflation est une période de baisse de leur marge, car elles ne peuvent réduire leurs coûts aussi vite que la baisse de l'activité.

Pour l'économie en général la déflation est une période de ralentissement de l'activité et d'augmentation du chômage, avec le risque d'instauration d'un cercle vicieux de déflation (spirale déflationniste). Elle est pénalisante pour tous les agents économiques endettés (entreprises, Etats, particuliers) qui voient la valeur de leur dette, restée constante en valeur nominale, augmenter en valeur réelle par rapport à leur activité : chiffre d'affaires, PIB, pouvoir d'achat…

La déflation peut être sectorielle quand elle affecte un secteur particulier de l'économie


Exemple de périodes de déflation :
  • Fin du XIXe siècle, notamment à cause d'une croissance modérée de la masse monétaire et à d'importants progrès technologiques (électricité, transports…)
  • Grande dépression des années 1930 après le krach boursier de 1929 et la grave crise économique qui s'ensuivit.
  • Japon dans les années 1990 et 2000, après l'éclatement de la bulle spéculative de la bourse et de l'immobilier en 1991 et la proximité des pays émergents d'Asie qui ont fait baisser les coûts de production.

 

 

 
Environnement





Définition de l'environnement

Etymologie : du préfixe grec en, dans et du latin virare, virer, tourner, venant du grec gyros, cercle, tour.

L'environnement est l'ensemble des éléments qui constituent le voisinage d'un être vivant ou d'un groupe d'origine humaine, animale ou végétale et qui sont susceptibles d'interagir avec lui directement ou indirectement. C'est ce qui entoure, ce qui est aux environs.

Depuis les années 1970 le terme environnement est utilisé pour désigner le contexte écologique global, c'est-à-dire l'ensemble des conditions physiques, chimiques, biologiques climatiques, géographiques et culturelles au sein desquelles se développent les organismes vivants, et les êtres humains en particulier. L'environnement inclut donc l'air, la terre, l'eau, les ressources naturelles, la flore, la faune, les hommes et leurs interactions sociales.

Les mouvements pacifistes et écologiques ont permis de faire prendre conscience à de plus en plus de personnes que l'exploitation excessive des ressources naturelles de la Terre faisait courir à l'espèce humaine un danger à long terme. La protection de l'environnement est devenue progressivement une préoccupation pour les hommes politiques.
 

Décroissance économique
 

"La décroissance ne propose pas de vivre moins, mais mieux avec moins de biens et plus de liens."
Charte de la décroissance
Définition de la décroissance économique
La "décroissance économique" est un concept à la fois économique, politique et social, qui se situe à l'opposé du consensus économique et politique actuel faisant de la croissance économique, notamment du PIB, l'objectif des sociétés modernes.

Les partisans de la "décroissance économique" cherchent à faire prendre conscience aux individus et à la collectivité que, dans les pays riches, l'empreinte écologique* de l'homme a atteint un seuil où la croissance, même "durable" n'est plus possible. Le développement humain passe alors par une "décroissance durable" qui doit être pensée et organisée pour qu'elle soit soutenable.
(*) L'empreinte écologique est la surface moyenne nécessaire par habitant pour produire les ressources qu'il consomme et pour traiter ses déchets et ses pollutions.
Le concept de "décroissance" est apparu dans les années 80, notamment au travers de la thèse du roumain Nicholas Georgescu-Roegen, avec la prise de conscience des conséquences de la course à la productivité de la société industrielle, quel que soit le système politique qui la sous-tend, libéral ou socialiste :
  • Epuisement prévisible dans quelques décennies des ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium, charbon.
  • Epuisement de certains minerais.
  • Impact sur l'environnement : effet de serre, réduction de la biodiversité, pollutions...
  • Impact sur la santé.
  • Exploitation des ressources des pays du "Sud" au détriment de leur autosuffisance.

L'un des principaux arguments mis en avant pour la décroissance économique est que l'augmentation de la consommation des ressources entraîne une augmentation de l'empreinte écologique. Les calculs montrent que, pour que l'ensemble de la population mondiale s'approche du niveau de vie occidental, il faudrait l'équivalent de 3 à 8 planètes Terre. Il n'y a donc pas d'autres choix pour les 20% des populations les plus riches que de réduire leur production et leur consommation. Cette décroissance allant inéluctablement s'imposer par la raréfaction des ressources naturelles, l'humanité a tout intérêt à anticiper la crise pour trouver les solutions permettant de ne pas entraver l'épanouissement humain.

Plutôt que de se focaliser sur le PIB, indicateur purement quantitatif et qui ne prend pas en compte la "finitude" de la Terre, les partisans de la "décroissance" proposent de privilégier d'autres indicateurs pour mesurer le bien-être des populations : l'Indicateur de développement humain, l'empreinte écologique, l'indice de santé sociale
GouvernanceDéfinition de la gouvernance

Etymologie : de l'anglais, governance, gouvernement, venant du latin "gubernare", diriger un navire.

La gouvernance désigne l'ensemble des mesures, des règles, des organes de décision, d'information et de surveillance qui permettent d'assurer le bon fonctionnement et le contrôle d'un Etat, d'une institution ou d'une organisation qu'elle soit publique ou privée, régionale, nationale ou internationale.

Selon l'IT Governance Institute, la gouvernance a "pour but de fournir l'orientation stratégique, de s'assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont gérés comme il faut et que les ressources sont utilisées dans un esprit responsable". Elle veille en priorité au respect des intérêts des "ayants droits" (citoyens, pouvoirs publics, partenaires, actionnaires...) et à faire en sorte que leurs voix soient entendues dans la conduite des affaires.

Initialement utilisé pour désigner la manière dont un gouvernement exerce son autorité économique, politique et administrative et gère les ressources d'un pays en vue de son développement, le concept de "gouvernance" a ensuite été étendu à la gestion des entreprises.

Issu de la théorie micro-économique et de la science administrative anglo-saxonne, la notion de "bonne gouvernance" a été diffusée dans les années 1990 par la Banque mondiale, comme la condition nécessaire des politiques de développement.

La gouvernance repose sur quatre principes fondamentaux :
- la responsabilité,
- la transparence,
- l'état de droit,
- la participation.

Dans un sens plus étroit, la gouvernance d'entreprise correspond à l'articulation entre les actionnaires et la direction de la société, c'est-à-dire plus particulièrement au fonctionnement du conseil d'administration, directoire ou conseil de surveillance.

Les détracteurs de la gouvernance y voient une idéologie du désengagement, voire de recomposition de l'État s'inscrivant dans la vision de l'Etat minimal, depuis le tournant néolibéral des années 1980.
 

émocratie






Définition de la démocratie

Etymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité.

La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d'égalité). En règle générale, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés lors d'élections au suffrage universel.

Les autres principes et fondements de la démocratie :


La démocratie s'oppose aux autres régimes politiques que sont :

On parle de démocratie économique ou sociale lorsque les droits sociaux, au logement, au travail, à l'éducation... sont garantis.
Démocratie représentative





Définition de la démocratie représentative

La démocratie représentative, appelée aussi "démocratie délégative", est l'une des formes de la démocratie dans laquelle les citoyens expriment leur volonté par l'intermédiaire de représentants élus à qui ils délèguent leurs pouvoirs. Ces élus, qui représentent la volonté générale, votent la loi et contrôlent éventuellement le gouvernement.

Une des conditions pour que le régime soit démocratique est que, grâce à des élections ayant lieu à des échéances régulières, le mandat des représentants soit limité dans le temps (pas de charges à vie ou héritées). Aucun gouvernement n'est jamais installé définitivement. L'opposition est considérée comme une force légitime et toutes les tendances sont admises à s'exprimer. En outre, l'espoir d'accéder au gouvernement est ouvert à tous.

La démocratie représentative s'oppose à la démocratie directe, beaucoup moins répandue, dans laquelle c'est peuple qui prend lui-même les décisions.

La plupart des démocraties actuelles ont adopté le système de la représentation dès leur instauration.

Les limites de la démocratie représentative :
  • Insuffisance de la représentativité. La composition socioprofessionnelle des élus est souvent très éloignée de celle du corps électoral (revenus, instruction, classes sociales, origine culturelle, sexe...).
  • Intérêts des élus ne coïncidant pas nécessairement avec ceux des électeurs.
  • Concentration des pouvoirs qui favorise la corruption.
  • Quasi-impossibilité d'être élu si l'on n'est pas candidat au nom d'un parti. L'élu agit alors en conformité avec la ligne politique de son parti et non en fonction de ses convictions propres.
  • Risque d'absentéisme.
  • Tendance à la concentration des forces politiques et souvent au bipartisme.
  • Conflit d'intérêts. Ex: députés qui déterminent eux-mêmes leurs propres salaires.
 
Démocratie participative

Définition de la démocratie participative

Etymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité et du latin participatio, participer.

La démocratie participative désigne l'ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d'augmenter l'implication des citoyens dans la vie politique et d'accroître leur rôle dans les prises de décision.

Elle trouve son fondement dans les lacunes de la démocratie représentative :
  • parlement non représentatif de la diversité de la société,
  • éloignement des élus du terrain et de la réalité quotidienne,
  • sentiment pour les citoyens de ne pas être compris des politiciens,
  • méfiance envers les hommes politiques,
  • faiblesse des contre-pouvoirs,
  • augmentation de l'abstention...


La démocratie participative s'inspire des concepts qui ont été mis en place à partir des années 1960 dans les nombreuses entreprises afin d'améliorer l'organisation des postes de travail (management participatif).

Par rapport à la démocratie représentative et à la démocratie directe, la démocratie participative se présente comme un système mixte dans lequel le peuple délègue son pouvoir à des représentants qui proposent et votent des lois, mais conserve cependant le pouvoir de se saisir lui-même de certaines questions.


Les caractéristiques d'une démocratie participative sont :
  • l'extension du droit de vote et de sa fréquence, assortie de l'initiative législative (ex : via des pétitions);
  • la concertation dynamique, sous forme de débats libres, relative à des décisions aussi bien à échelle locale que nationale (exemple : Comités Consultatifs, Conseils de Quartiers...);
  • la mise en place d'un système organisé qui garantit que toutes les idées constructives et nouvelles des citoyens seront examinées de manière efficace.


Un système de démocratie participative sera d'autant plus pérenne que toutes les mesures décidées sont acceptables par la grande majorité des personnes concernées et vont dans le sens du "bien commun".

Les critiques faites à la démocratie participative portent principalement sur :
  • la notion de démocratie participative qui n'est souvent qu'un simple discours rhétorique, sans réalité concrète, elle est parfois associée au populisme,
  • la représentativité des citoyens participants aux débats,
  • le rôle des conseils et comités qui se limite souvent à l'aspect "consultation", oubliant l'aspect "échanges entre acteurs",
  • la difficulté de savoir si les avis exprimés sont basés sur des considérations objectives ou sur la défense d'intérêts personnels;
  • la difficulté de vérifier la véracité des informations ayant servi à l'argumentation.

 

Décentralisation





Définition de la décentralisation

La décentralisation est une politique de transfert des attributions de l'Etat vers des collectivités territoriales ou des institutions publiques pour qu'elles disposent d'un pouvoir juridique et d'une autonomie financière. Le transfert de ces attributions, qui restent néanmoins sous la surveillance de l'Etat, permet à ce dernier de décharger ses administrations centrales et de confier les responsabilités au niveau le plus adapté.


Définition donnée sur le site de l'Assemblée Nationale :
"La décentralisation vise à donner aux collectivités locales des compétences propres, distinctes de celles de l'État, à faire élire leurs autorités par la population et à assurer ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur l'ensemble du territoire. La décentralisation rapproche le processus de décision des citoyens, favorisant l'émergence d'une démocratie de proximité. La déconcentration est une notion bien distincte ; elle vise à améliorer l'efficacité de l'action de l'État en transférant certaines attributions de l'échelon administratif central aux fonctionnaires locaux, c'est à dire aux préfets, aux directeurs départementaux des services de l'Etat ou à leurs subordonnés."

On distingue en général :
  • la décentralisation territoriale :
    Elle permet à des représentants élus (Conseil régional, Conseil général ou Conseil municipal) de régler des affaires administratives. Le préfet est chargé de vérifier la légalité des décisions prises par ces autorités locales.
  • la décentralisation fonctionnelle ou technique :
    Elle permet à des établissements publics à vocation spéciale comme les universités et les hôpitaux, de disposer d'une certaine autonomie administrative, avec leurs propres organes de décision (ex : conseil d'administration) et un budget autonome. La collectivité de rattachement assure néanmoins un pouvoir de contrôle.


La France, ayant opté pour une "république une et indivisible", est relativement moins décentralisée que les autres pays européens, certains ayant même choisi le fédéralisme comme l'Allemagne ou la Suisse.

En France, après l'échec de la régionalisation voulue par le général De Gaulle (référendum d'avril 1969), ce sont les lois Defferre (1982-1983) qui ont, les premières, organisé un transfert des compétences vers les collectivités locales :
  • Conseil régional : gestion des lycées, de la formation professionnelle, de l'aménagement du territoire
  • Conseil général : gestion des transports scolaires, des collèges, des archives, de la voirie et de l'action sanitaire et sociale
  • Conseil municipal : gestion des écoles primaires, de la voirie et de l'urbanisme communaux.


Le processus s'est poursuivi en 2003-2004 sous le gouvernement Raffarin avec l'Acte II de la décentralisation : expérimentation par les collectivités locales, référendum local, autonomie financière, libertés et responsabilités locales.

L'un des principaux avantages de la décentralisation est de permettre une adaptation des politiques publiques au plus près de la population. Elle peut cependant conduire à créer de nouveaux déséquilibres au niveau national, à cause de choix politiques différents et de ressources inégalement réparties.
 

Déconcentration





Définition de déconcentration

Etymologie : du latin de, préfixe de cessation, et de concentrer, venant lui-même du latin "cum", avec, ensemble et de centrum, centre, branche fixe du compas.

La déconcentration est le fait de déconcentrer ou de se déconcentrer.

La déconcentration désigne un mode d'organisation de l'administration dans lequel certains pouvoirs sont délégués ou transférés d'une administration centrale vers des services répartis sur le territoire, dits services déconcentrés ou services extérieurs. Le but est d'améliorer l'efficacité de l'Etat en décongestionnant l'administration centrale et en accélérant les prises de décisions au niveau local.

En France, la déconcentration est basée sur le principe de subsidiarité (loi du 6 février 1992) qui fait que l'échelon le plus élevé ne doit assurer que les missions ne pouvant être exercées à un niveau inférieur.

Ainsi certaines fonctions de gestion et certains pouvoirs décisionnels sont délégués aux préfets et aux sous-préfets qui restent hiérarchiquement soumis à l'Etat français. C'est toujours l'Etat qui prend les décisions, mais celles-ci sont prises localement.

A la différence de la décentralisation, les services déconcentrés dépendent directement du pouvoir central et font partie de la même personne morale que celui-ci.

Considéré comme un aménagement technique de la centralisation, la déconcentration a été jugée insuffisante pour mener à bien la modernisation de l'Etat. En conséquence, le législateur a développé la décentralisation vers les collectivités territoriales qui, elles, disposent de leur propre personnalité morale.
 

Régionalisation





Définition de régionalisation

Etymologie : de région, venant du latin regio, contrée, région, territoire.

La régionalisation est le fait de rendre régional.

En matière d'organisation territoriale, la régionalisation est une forme de décentralisation au profit des régions auxquelles un Etat accorde une autonomie administrative et transfert certaines de ses prérogatives. Ce fut le cas en France avec les lois de Gaston Defferre, en 1982.

Quand il est opposé à la mondialisation, le terme régionalisation désigne une organisation du monde où l'accent est davantage mis sur le niveau régional, au sens des grandes régions du monde (Europe, Amérique du Nord, Amérique Latine, Asie et Afrique). La régionalisation permet aux Etats qui les composent d'avoir un poids plus important dans les négociations commerciales internationales (OMC par exemple).
Fédéralisme - Fédération





Définition de Fédéralisme - Fédération

Etymologie : du latin foedus, alliance.

Le fédéralisme est un mode d'organisation dans laquelle chacun des membres dispose d'une large autonomie et délègue certains de ses pouvoirs à un organisme central, dit fédéral ou confédéral. Les membres participent collectivement et non individuellement aux décisions. Le fédéralisme s'applique aussi bien à des Etats qu'à des groupements ou associations (ex : syndicats, partis politiques, mutuelles...).

Dans le cas d'un Etat, les compétences législatives, juridiques et administratives sont partagées entre un gouvernement fédéral et des gouvernements de collectivités ou d'Etats fédérés. Exemple : Etats-Unis d'Amérique, République Fédérale d'Allemagne, Confédération Helvétique, Fédération de Russie, Belgique, Inde...

Si Montesquieu a vu dans les cités la Grèce antique une forme de fédération, c'est en 1291 qu'est apparue la première forme moderne de fédéralisme lorsque plusieurs cantons suisses ont conclu un pacte défensif, à l'origine de la Confédération Helvétique.

D'un point de vue juridique, une confédération d'Etats est fondée sur un traité international, alors qu'une fédération l'est sur une constitution et une souveraineté. La confédération laisse un peu plus de liberté à ses membres, mais peut évoluer vers une fédération si l'organisme commun a acquis une forte légitimité. La Suisse a gardé le nom de confédération, mais est en fait une fédération.

Le fédéralisme dit "hamiltonien" se limite à la théorie de l'Etat fédéral.

Le fédéralisme intégral ou global est une philosophie politique (Alexandre Marc et Eddy Onix), inspirée des écrits de Pierre-Joseph Proudhon, du syndicalisme révolutionnaire et du christianisme social. Il est basé sur la subsidiarité, l'autonomie, la participation et la coopération. En remettant en cause l'Etat-Nation, il s'oppose ainsi au jacobinisme et au nationalisme.

Le fédéralisme mondial a pour objectif une gouvernance globale du monde, voire un gouvernement mondial, fonctionnant selon les principes du fédéralisme.
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La vie à elle seule est une citation


Sam 8 Mai - 22:44 (2010)
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MessagePosté le: Sam 8 Mai - 22:44 (2010)    Sujet du message: Publicité
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Sam 8 Mai - 22:44 (2010)
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flecamel


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MessagePosté le: Sam 8 Mai - 22:57 (2010)    Sujet du message: quelques définitions que j'ai collecté pour vous Répondre en citant
Okay Okay Okay Okay rien a dire que jazaki allaho khayran..

Sam 8 Mai - 22:57 (2010)
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fanida


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MessagePosté le: Sam 8 Mai - 23:28 (2010)    Sujet du message: quelques définitions que j'ai collecté pour vous Répondre en citant
merci bcp oumayoub
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Ikram


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MessagePosté le: Sam 8 Mai - 23:57 (2010)    Sujet du message: quelques définitions que j'ai collecté pour vous Répondre en citant
Merci infiniment Oumayoub .
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Sam 8 Mai - 23:57 (2010)
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