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Transition démocratique au Maroc

 
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Ikram


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MessagePosté le: Mer 10 Mar - 15:43 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Dans le cadre d’un colloque organisé conjointement par l’Union des jeunes euro-maghrébins (UJEM) et l’Association des jeunes entrepreneurs espagnols (AJE) à Burgos en Castille-Leon sur les possibilités d’investissement au Maroc et une meilleure connaissance réciproque, Ismail Alaoui a été invité, en tant que S.G du P.P.S, à faire un exposé sur «La transition démocratique au Maroc» dont voici le contenu.

«Chers amis,

Nous nous retrouvons aujourd’hui dans cette ville chargée d’histoire, Burgos, grâce à de jeunes euro-maghrébins que je remercie chaleureusement pour cette initiative qui nous permet d’échanger nos idées et de débattre des «transitions démocratiques dans l’espace euromaghrébin», donc des expériences de transition vécues ou en cours dans notre région du Bassin de la Méditerranée Occidentale, depuis les trois dernières décennies du 20e siècle, au Portugal, en Espagne et au nord de l’Afrique.

Avant de procéder à l’analyse de l’expérience de mon propre pays, le Maroc, car je voudrais suivre les paroles du peintre grec Apelle qui, écoutant les avis d’un cordonnier sur une de ses œuvres, lui dit: «Pas au-dessus des cothurnes, cordonnier», permettez-moi d’attirer l’attention sur une réalité lourde de conséquences : la coexistence, dans notre aire géographique du Bassin occidental de la Méditerranée, de deux cultures et de deux civilisations interpénétrées, une civilisation européenne à forte imprégnation chrétienne au nord (Portugal, Espagne, France et Italie) et, au sud, au Maghreb, une civilisation arabo-africaine très fortement marquée par l’Islam. Bien que ces deux influences, chrétienne et musulmane, n’aient jamais abouti à une séparation étanche entre les deux aires géographiques (l’Europe du sud-ouest et le Maghreb), il n’en reste pas moins que le niveau de développement général des deux formations économiques et sociales enregistre un grand décalage dont nous sommes obligés de tenir compte lorsque nous abordons la problématique de la transition démocratique dans notre région du Bassin de la Méditerranée occidentale.
En effet, si, peu ou prou, la démocratie moderne est fille de changements internes pour les pays de la rive nord, pour les pays du sud elle paraît plutôt exogène, car non issue (principalement) des structures propres de nos pays, éliminées par l’intrusion du colonialisme, et particulièrement d’un mode de production capitaliste importé violemment et non intrinsèque.


Cependant, l’évolution historique étant ce qu’elle est, nos pays du Sud ne peuvent en aucun cas restés en marge d’une revendication universelle de liberté, de participation à la gestion de la Res Publica, c’est-à-dire de la chose publique. Le résultat de cette réalité est qu’il y a revendication, luttes et combat pour la démocratisation de nos sociétés du sud.

Mais plusieurs questions s’imposent : Quels sont les indicateurs de cette démocratie ? Existe-t-il une nature de cette démocratie ? La démocratie, une fois entamée son édification ou sa réalisation, est-elle immune et par conséquent assurée de son avenir, dans les pays, les Etats et les sociétés où elle réussit à s’implanter ?
Essayons de répondre à la première question se rapportant aux indicateurs de la démocratie, en notre temps.

De mon point de vue, ces indicateurs sont, essentiellement, au nombre de quatre et leur énumération dans un ordre donné ne signifie pas nécessairement la prééminence de l’un par rapport à l’autre. Il y a, bien entendu, le fondement (établissement de l’Etat de droit avec son corollaire immédiat qui est la «reddition des comptes»), il y a la pratique des libertés (liberté d’opinion et d’expression, liberté de réunion…), puis le multipartisme et le caractère pluriel de la société qui en est l’origine et qui en découle en même temps, et enfin la représentation populaire.

Vous admettrez avec moi que ces indicateurs demandent une plus grande précision, et de leurs natures et de leurs contenus. Certains d’entre eux vous paraîtront théoriques, d’autres relatifs. La réflexion les concernant est donc nécessaire si l’on veut apprécier ce qu’est la transition démocratique.

Maintenant que pouvons nous entendre par transition démocratique ?
Il s’agit d’un état de passage, d’une situation marquée à des degrés divers par l’absence des indicateurs sus-mentionnés, et donc par un état de dictature, de monopole du pouvoir (pouvoir personnel, oligarchique ou ploutocratique), vers un état, c’est-à-dire une structure et un système visant à répondre aux 4 critères cités précédemment.


Mais toute transition est une situation intermédiaire, donc «un phénomène dont la nature même est incertaine» comme l’a rappelé le professeur R. Charvin de l’Université de Nice en France. C’est dire toute la difficulté qu’il y a à préciser cette situation de transition. La difficulté est d’autant plus grande que l’évolution de cette situation est commandée par l’écoulement des événements, la dynamique politique nationale, le rapport des forces, car l’Histoire (c’est d’elle qu’il s’agit) est un jeu permanent de «ruptures-continuités». C’est dire aussi qu’il existe autant de types de transition démocratique qu’il y a de sociétés qui entrent, nolens volens, dans ce processus.

Tout naturellement se présente la question suivante : Qu’est ce qui fait que la transition démocratique peut prendre plus ou moins de temps pour s’affirmer et passer la cap de non retour ? Et cette question de «cap de non retour», en matière de démocratie, a-t-elle un sens ? Personnellement, je ne le pense pas, particulièrement quand je vois que des pays de grande tradition démocratique, initiateurs de l’Habeas Corpus et fondateurs de la démocratie représentative parlementaire, décrètent des lois comme le Patriot Act I et le Patriot Act II, ou décident d’assujettir leurs citoyens à un contrôle digne de ce que prévoyait George Orwell avec son «Big Brother». On peut dire donc (avec les réserves d’usage pour que mes paroles ne soient pas comprises comme un blanc-seing donné à des dirigeants qui rechignent devant la nécessité de mener à terme la transition démocratique de leur propre pays) que toute société est, certes à des degrés divers, en situation de transition démocratique, car la Démocratie est un état constamment perfectible, donc aussi un état susceptible de reculs, de remises en cause.

 L’Histoire contemporaine, en est l’illustration évidente (Italie 1925, Allemagne 1930, Espagne 1935, France 1958, Amérique latine années 70 du 20ème siècle…).
Pour parler directement et franchement, la démocratie sous toutes ses formes : parlementaire – représentative – participative – politique – sociale – culturelle – économique est en rapport direct avec le type de formation économique et sociale prévalant en des temps T, dans telle ou telle communauté et société. En l’état actuel du développement de l’Humanité, prise dans son ensemble et dans ses différentes parties, elle est aussi conditionnée par la différenciation de classes au sein de la société et par la différenciation d’intérêts, c’est-à-dire par la concurrence - souvent non violente en apparence - qui existe entre les catégories sociales au sein de l’ensemble national, et par les rapports sociaux de production qui existent entre les composantes de la société et leurs expressions politiques et économiques.

Cette entrée en matière étant faite, qu’en est-il de la transition démocratique au Maroc ?


Depuis 1998, avec la constitution d’un gouvernement d’alternance consensuelle, le Maroc est entré, objectivement, dans une nouvelle phase de son histoire, celle d’une transition vers la démocratie. Aujourd’hui, dix ans après le début de ce processus, le Maroc aborde une étape cruciale pour la réussite de sa transition démocratique et de son décollage socio-économique. La négociation de ce virage sera tout aussi cruciale que difficile. Cependant, le cap à fixer doit viser en priorité la modernisation de l’ensemble de la société, la réduction des inégalités sociales et territoriales et une mise à niveau démocratique, économique, sociale et culturelle, susceptible de renforcer les positions de notre pays dans un contexte concurrentiel international de plus en plus difficile.


Cette étape historique complexe, du fait d’un processus social et politique non encore achevé et cerné par de nombreuses difficultés, peut être analysée succinctement à travers les trois axes suivants :

- La situation politique,
- Les dangers qu’affronte le Maroc,
- La méthodologie de la transition.

Les fondamentaux de la situation politique

L’un des aspects de l’expérience d’alternance engagée en 1998 est qu’elle a mis fin à l’ère des dissensions politiques stériles entre les deux forces principales au Maroc - l’institution monarchique et les partis du mouvement national et démocratique, dissensions qui avaient pris des dimensions conflictuelles. Cette expérience a également été marquée par l’émergence d’un nouveau processus de réformes et d’ouverture de chantiers de la prospérité économique, de l’égalité sociale et de la démocratie politique, conformément à une démarche complexe dont il convient de clarifier les axes essentiels.

Ce processus, entamé en fait depuis les années 70 du siècle dernier, dans un contexte de consensus national autour de la reprise du combat anti-colonial de libération et de la réunification territoriale, a connu des avancées et des reculs, puis une relance au début des années 90, à l’occasion du débat national riche et fécond enclenché en 1992, et qui a abouti à l’approbation, quasi-unanime, de la première constitution consensuelle dans l’histoire du Maroc, en 1996.

A travers ce processus ont mûri les conditions de la participation au gouvernement, en 1998, des partis qui jusque là étaient dans l’opposition, dans le cadre d’un consensus global qui, sans exclure les divergences, a néanmoins ouvert la voie vers un traitement de fond de ces divergences.

L’ensemble de la classe politique a donc œuvré pour une politique d’évolution consensuelle conformément à un programme de réformes formulé par le premier gouvernement d’alternance, avec comme Premier ministre Abderrahmane Youssoufi. Ce programme visait d’abord à mettre fin à la dégradation de la situation générale du pays, puis à créer une dynamique de progrès politique, social et économique, pour l’édification d’un Maroc démocratique moderne.

La politique du Roi Mohammed VI s’est installée dans ce cadre, avec son élan réformiste favorable à l’interaction avec le programme du gouvernement auquel participe notre parti. Ce programme est la synthèse des contributions des partis qui disposent de programmes, conjuguée avec le référentiel du Premier ministre et avec la stratégie du Palais royal lui-même.

Nous avons conscience de l’existence de dangers qui guettent notre pays, qui nous appellent à plus de vigilance et à faire preuve d’imagination pour trouver les mesures à même d’y faire face. Parmi celles-ci il y a, en premier lieu, la nécessité de la présence des forces progressistes et démocratiques au centre des décisions pour garantir la continuité et le renforcement du processus des réformes.


Le Maroc face aux dangers


En dépit de son engagement dans un processus de mutations politiques profondes, entamé graduellement depuis 1975, mais ayant pris un rythme plus net et plus accéléré au début des années 90, et particulièrement en 1998, le Maroc n’est pas encore à l’abri des dangers. Plus, il est menacé dans sa nouvelle évolution pour plusieurs raisons que nous pouvons résumer en trois points essentiels :

- des raisons idéologiques,
- des raisons politiques et sociales,
- des raisons régionales.

Les dangers d’ordre idéologique

On ne peut nullement sous-estimer le facteur idéologique du fait de son impact sur les mentalités qui, à leur tour, façonnent les concepts ainsi que les valeurs prédominants au sein de la société. On ne peut nier, à ce sujet, que le discours démocratique et progressiste, ayant perdu sa fonction tribunicienne, ait régressé. Son impact a faibli au sein de l’opinion publique au profit d’un discours qui a quasiment monopolisé l’espace public marqué par le doute, le nihilisme et le désespoir, tandis que la voix des forces démocratique ont été contraintes au repli, se cantonnant à un discours de faible impact et limité à leurs propres forces.
Ainsi, les discours de droite ont amplifié leurs attaques hostiles aux approches réformistes et modernistes. Ces discours dissimulés sous les masques de la surenchère sont présentés tantôt sous forme d’extrémisme religieux qui utilise l’Islam comme commerce politique, tantôt sous forme d’attaques médiatiques prenant comme cible, en premier lieu et précisément, la transition démocratique, les partis de la réforme et toutes les institutions y compris la monarchie, n’épargnant que les forces réactionnaires et extrémistes de droite.

Les dangers d’ordre politique et social

Il est communément admis que, pour toute société, les étapes les plus difficiles et les plus exposées au danger sont les étapes de transition d’une phase historique à une autre. C’est le cas du Maroc, aujourd’hui, qui s’est débarrassé de l’habit d’une ère révolue et qui continue à chercher un autre qui puisse accompagner les valeurs nouvelles qu’il s’approprie progressivement. C’est en raison de cette mutation que notre pays est exposé aux coups que lui assènent de nombreuses parties de façon coordonnée ou non. Il est un fait que le Maroc de la transition démocratique reste la cible privilégiée de nombreuses forces. Ce sont les manifestations du terrorisme qui a violemment frappé à Casablanca et dont les instigateurs sont toujours actifs. Ce sont les actions séparatistes au sud soutenues sur les plans matériel, politique, médiatique et organisationnel par les dirigeants algériens.

Force aussi est de reconnaître, sur le plan intérieur, les dangers que représentent l’ignorance, la pauvreté et l’exclusion qui continuent de sévir parmi de larges pans de la société. Ce sont ces maux qui fragilisent et rendent ces couches sociales vulnérables au discours nihiliste qui pousse au désespoir et aux aventures suicidaires, dont celles visant à rejoindre, par exemple, de façon illégale la rive nord de la Méditerranée, avec son Eldorado fictif. Cette désarticulation sociale, produit en partie d’une économie de rente, structurée par un choix de classe, remontant aux années soixante du siècle dernier, a fini par engendrer de profondes contradictions sociales qui se manifestent par le fait qu’une infime minorité monopolise la plus grande part du revenu national, tandis que la majorité écrasante se contente de la portion congrue, accentuant le sentiment de frustration et de désespoir menant à toutes les dérives intellectuelles et politiques.

Toutes ces données laissent prévoir, en définitive, des perspectives difficiles, exigeant du Maroc et de ses forces vives plus de vigilance et davantage de mesures audacieuses pour les affronter et garantir la transition démocratique.


Les dangers d’ordre international et régional


En raison de sa position géographique, le Maroc se trouve dans une région géopolitique extrêmement sensible, lui imposant des contraintes qu’il ne peut négliger. A la tête de ces contraintes, l’impossibilité d’avancer vers un ensemble économique et politique maghrébin, contribuant à la prospérité et à la stabilité de la région, et ce du fait d’un conflit régional alimenté par certains Etats voisins qui, souvent, manifestent à l’égard de notre pays des sentiments de réserve, voire d’hostilité. Cette contrainte régionale, imposée au Maroc, engendre une perte de croissance économique, évaluée à plus de 2% du PIB – pour nous, mais également pour les autres pays maghrébins-, outre l’important effort sécuritaire qu’impose l’absence de relations saines avec notre voisin de l’Est et les dangers de l’extrémisme religieux armé qui commence à infecter le Sahel et le Sahara, menaçant ainsi non seulement L’Afrique occidentale, mais l’ensemble des pays du Bassin occidental de la Méditerranée.

La proposition marocaine de large autonomie politique et économique au Sahara occidental soumise à l’ONU et objet des négociations de Manhasset, avec le soutien de nombreuses grandes puissances, prend en compte l’intérêt des différentes parties et constitue, de ce fait, la forme la plus sérieuse de sortie de conflit.


Méthodologie de la transition démocratique


Le cadre politique de la transition
Dans un contexte aux données contradictoires, un consensus politique a vu le jour autour de la nécessité de sortir le pays d’un mode de gestion dépassé pour l’introduire dans une ère de grandes réformes touchant tous les domaines politique, administratif, économique et institutionnel.

Ainsi, un large consensus national s’est dégagé autour du cadre institutionnel introduit par la constitution de 1996, n’excluant nullement la nécessité de continuer à moderniser cette loi fondamentale.

C’est ce processus politique, entamé depuis plus de dix ans, qui a été effectivement mis en place avec l’avènement du gouvernement d’alternance en 1998, et à la mise en œuvre duquel nous avons contribuée, d’abord sur le plan conceptuel et ensuite comme pratique gouvernementale. Ce cadre politique a permis nombre de réalisations, tant sur le plan politique qu’économique et social.


Ainsi le processus de consolidation de l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme et du citoyen et le renforcement des droits de la femme ont connu des avancées notables dont, en particulier :

- un code de la famille, véritablement décrispé et plus ouvert à la modernité, réhabilitant les femmes dans leur dignité,
- un nouveau code de la presse, plus libéral, et une liberté de la presse nettement plus affirmée avec la création d’une instance indépendante chargée du secteur de l’audiovisuel,
- une loi sur les partis politiques reconnaissant leur rôle central dans l’émergence d’une société démocratique,
- un nouveau code du travail, plus avancé et plus consensuel,
- l’installation de l’Instance Equité et Réconciliation, structure agissante mettant sous les feux de l’actualité un examen transparent des agissements de l’Etat au cours des « années de plomb»,
- l’installation d’un ombudsman -Diwan Al Madaalim- pour statuer sur les excès de pouvoirs de l’administration et qui gagnerait à être plus présent, opérationnel et visible,
- une loi sur la nationalité, accordant leurs droits aux enfants issus de mariages mixtes,
- un nouveau processus de moralisation de l’administration nécessitant plus de vigueur.


D’autre part, le large consensus national autour du cadre institutionnel, établi par la Constitution de 1996, s’est enraciné un peu plus, n’excluant nullement que nombre de questions sociétales majeures fassent l’objet de débat et d’interprétations diverses. Il reste que ce «contrat de confiance», que représente la Constitution, n’a pas encore permis de dégager une pratique politique sereine et dégagée de toute méfiance. Bien plus, un déphasage réel existe entre la volonté de l’Etat de renforcer les institutions démocratiques et sa gestion technocratique des chantiers de réforme contribuant, de ce fait, à une certaine décrédibilisation de l’action politique.
Une société qui doute, traversée par l’idéologie défaitiste du nihilisme ou rétrograde de l’intégrisme religieux, la montée des crispations et la prédominance des intérêts subjectifs au détriment de l’intérêt national constitue des traits saillants d’une situation préoccupante.


Un contexte économique difficile


S’il ne fait aucun doute que des avancées réelles ont été accomplies par le pays durant cette décennie, malgré une conjoncture difficile, au niveau de la consolidation de l’économie nationale et de ses équilibres fondamentaux, sur le plan des infrastructures, du développement rural, du logement social, du développement du tourisme, des investissements extérieurs, de l’augmentation du pouvoir d’achat des personnels de la fonction publique et notamment des enseignants,… le déficit social et les frustrations qui l’accompagnent demeurent importants et inquiétants.
Les disparités sociales demeurent élevées : les 20% les plus aisés réalisent 48% des dépenses totales, lorsque les 20% les plus pauvres n’en réalisent que 6,5%.

La pression sur le marché du travail sera encore plus forte dans les années à venir : ainsi, si la croissance démographique a notablement chuté pour se situer à 1,4% en 2004 (contre 2,1% en1994), il reste que, sur les 5 à 6 ans prochaines années, la pression sur le marché du travail sera la plus forte jamais enregistrée du fait d’une augmentation record de la population durant la période 1982-1994. L’emploi et la lutte contre le chômage constituent donc des enjeux majeurs.

Les enjeux de croissance et de meilleure répartition des revenus constituent, avec l’enracinement de la démocratie, le défi majeur pour notre pays. Mettre le Maroc au travail par la mobilisation de toutes les potentialités et de tous les talents autour d’un projet de démocratie, de modernité, de développement et de justice sociale constitue, à nos yeux, l’axe central de notre politique et de nos propositions.


La gestion technocratique des réformes



La gestion des affaires publiques de l’Etat démocratique doit s’appuyer sur la légitimité démocratique dans l’attribution de l’autorité politique, celle-ci ayant à son tour besoin de l’expérience des détenteurs du savoir technique pour la gestion des dossiers, sous sa responsabilité politique.

Car le peuple demande des comptes et ne peut sanctionner, électoralement, que les politiques et non les technocrates. Cela signifie que la mission de suivi des chantiers de réformes doit incomber à l’autorité politique et non à une technostructure, parce que cette mission est basée sur un contrat politique entre l’électorat et la majorité -parlementaire et gouvernementale - qu’il a choisie lors des élections législatives.
Néanmoins, nous constatons un penchant vers les technocrates aux dépens des politiques -notamment dans les opérations de nominations aux postes de haute responsabilité-, alors que le pays se trouve encore à l’étape de transition démocratique et, de ce fait, a fortement besoin de ses compétences politiques mobilisées au service du projet de réforme.

Nous insistons, à ce sujet, sur la nécessité d’intégrer un élément décisif pour réussir la transition démocratique : c’est la mobilisation populaire la plus large possible autour de ce projet de réforme. Cette mobilisation connaît actuellement une régression notable, ce qui est de nature à alimenter le sentiment de défaitisme et de désespoir parmi les citoyens. Ce sont là des tares pernicieuses qui frappent, dans le fond, notre projet sociétal et auxquelles il faut faire face pédagogiquement et politiquement.
Ceci ne peut se réaliser, bien entendu, que par le biais d’une forte volonté politique, qui doit prendre appui sur les compétences populaires dont regorge le pays. Autrement dit, compter sur les moyens technocratiques est, de loin, insuffisant. Il nous semble que l’intérêt de réussir ce projet nous appelle à compter d’abord sur les potentialités politiques compétentes -et elles existent, contrairement à un discours superficiel, distillant le doute. Ceci est à même de réhabiliter l’action politique responsable qui, seule, peut alimenter la politique de réformes.»


«Réussir la transition démocratique
Des institutions répondant aux besoins d’un Etat moderne


Les différentes forces sociales et politiques agissent conformément à un contexte institutionnel, fruit de décennies de luttes qui ont abouti à la situation politique et institutionnelle actuelle qui n’exclut pas les contradictions mais permet de les gérer à la lumière de données sociopolitiques dominées par le concept de consensus.

Le cadre conceptuel du consensus

Le consensus est un concept idéologique, produit de la gauche marocaine à travers ses luttes pour la liberté, la démocratie et le progrès. Notre parti a joué un rôle notable dans l’élaboration et la concrétisation de ce concept sur les plans théorique et politique à partir des années 70 du siècle dernier

Le consensus ne se limite pas, comme l’unanimité, à la question de l’accord implicite et ne signifie pas, bien entendu, l’accord sur les résultats - qui doivent être tranchés démocratiquement -, mais sur les instruments de travail, en toute transparence.
Partant de ces précisions, le consensus devient donc un préalable à l’édification de la démocratie, sachant que toute édification démocratique dans le monde doit partir d’une plate-forme consensuelle minimale, donc l’accord sur les règles de l’action et du comportement, lesquelles ne constituent nullement une alternative à la démocratie, mais un cadre de développement de la démocratie, en toute liberté.


Le «compromis historique»


Le «compromis historique» est né de la volonté de l’institution monarchique et des forces démocratiques et progressistes de mettre fin à des décennies de dissensions et d’atteindre l’objectif de la transition démocratique. Le terme «historique» signifie qu’il ne s’agit pas d’une alliance tactique ou conjoncturelle, mais d’une interaction stratégique visant à instaurer une politique de principe de long terme et à introduire des changements fondamentaux dans l’Etat et dans la société. Ce qu’il est important de reconnaître, c’est l’aspect vital et précieux de cette démarche, unique dans notre pays comparativement à des pays similaires.

Ceci dit, nous ne considérons pas le consensus comme une question figée, mais une démarche soumise à la dynamique du mouvement social. C’est dans ce sens qu’il est légitime de s’interroger sur le devenir de ce «compromis historique», dix ans après sa mise en oeuvre.


Pour un «nouveau contrat politique»



Il ne fait pas de doute que la dynamique politique est soumise à la dynamique du mouvement social et de la différenciation des intérêts sociaux. Pour nous, en tant que force de gauche agissant pour plus de démocratie, de progrès, de modernité et de justice sociale, orienter cette dynamique dans un sens positif suppose, d’une part, un renforcement de notre présence et, d’autre part, une vision saine et objective qui place les intérêts de notre pays et de nos concitoyens au-dessus de toute considération.
Il y a un enjeu essentiel, celui de redonner du sens à la politique, de faire reculer la dépolitisation, en contribuant au renouvellement du débat et des pratiques politiques et en montrant que des alternatives sont possibles.

Partant de ces considérations, nous appelons, au Parti du progrès et du socialisme, tous les acteurs politiques à une véritable remise en cause de soi, avec toute l’objectivité nécessaire et un sens élevé de l’intérêt national, pour réaliser un «compromis historique évolué», un contrat politique nouveau autour des questions nationales centrales.

Quels seraient alors les termes de ce nouveau contrat politique ? Nous proposons cinq pistes à explorer :

• Au niveau institutionnel


La question de la réforme constitutionnelle, partant de notre expérience politique collective, constitue une revendication centrale et une entrée privilégiée pour l’édification de l’Etat moderne, sans faire abstraction de la capacité de l’Etat et de tous les partenaires politiques de mettre en application les textes juridiques, dont la constitution elle-même, d’animer de façon créative et moderniste les institutions et la pratique politiques, et d’améliorer le système de gouvernance.

La transition démocratique que vit notre pays et l’édification d’un espace institutionnel en renouveau nécessitent une révision constitutionnelle fondée sur un référentiel consensuel évolué.

Cette réforme, qui a pour objectif une meilleure adaptation au choix d’un Etat démocratique moderne, doit, au niveau institutionnel, préciser les prérogatives de l’institution monarchique, du gouvernement et du premier ministre et rehausser le niveau d’efficience du gouvernement quant à la gestion effective des affaires publiques, en soumettant, en particulier, les organismes et établissements publics à une gestion saine et transparente, et à une réelle supervision gouvernementale, tout en renforçant le pouvoir de contrôle du parlement.


• Au niveau politique


Le nouveau contrat politique doit avoir comme objectif essentiel de consolider la stabilité du pays et sa cohésion à travers une démocratie mature, fondée sur l’Etat de droit et des institutions, défendant les droits de l’homme, organisant la solidarité entre les citoyens et les régions et créant les conditions de vie dignes pour tous les marocains.
En particulier, les perspectives de ce contrat politique doivent concerner :

- Le renforcement de l’unité nationale, dans le respect de la diversité, pour une meilleure cohésion des différentes composantes de notre peuple. Dans cet esprit, nous proposons d’avancer concrètement dans la mise en œuvre de l’autonomie des provinces du sud-ouest, avec confiance et courage, en permettant, dès à présent, aux populations de ces régions de se gérer par elles-mêmes, dans le cadre des nouvelles prérogatives.

- L’élargissement des libertés individuelles et collectives, malgré le contexte sécuritaire lié à l’extrémisme religieux et aux actions terroristes qui lui sont liées, incluant en particulier les droits de manifestation, de la presse et de la personne. La sécurité du pays et la protection de la société, par tous les moyens qu’ils soient d’ordre sécuritaires, politiques, éducatifs ou religieux, ne doivent, en aucun cas, être contradictoires avec la protection des droits et libertés, car notre choix, en tant que pays, pour le renforcement des droits de l’homme - droits politiques, culturels, économiques et sociaux - est un choix stratégique sur lequel nous ne devons pas reculer.

- Le renforcement de l’éthique et la moralisation de la vie publique, en luttant contre toutes les formes de déviances, de corruption et de détournements au sein de l’Administration et de la Justice.

- L’avancée vers un système de représentation démocratique plus crédible et plus efficace, permettant l’expression d’une réelle démocratie participative où les citoyens sont associés aux choix qui les concernent. Cela suppose, en premier lieu, de mener un combat contre la déviance des processus électoraux investis par certains «professionnels des élections» agissant en dehors de toute morale ou éthique. Ce combat doit être mené avec fermeté et persévérance car ces déviances donnent de la politique et de la démocratie une image peu enviable, et constituent un danger pour la démocratie elle-même et pour la représentation populaire aussi bien dans les conseils locaux et régionaux qu’au niveau parlementaire.


• Au niveau économique


La nécessaire complémentarité entre l’Etat, en tant qu’opérateur économique, et le secteur privé doit permettre une articulation efficace entre le secteur public et le secteur privé. Ainsi l’Etat prendrait en charge les grands chantiers infrastructurels et les projets socioéducatifs et socioculturels, alors que le secteur privé, national et étranger, s’engagerait en faveur de l’investissement productif et de l’innovation, avec l’abandon de la culture de rente de situation et la prise de conscience de la responsabilité sociale qu’il doit assumer. Ce qui suppose, en particulier, de ne pas répondre aux sirènes de l’ultralibéralisme qui ne peut produire que des désastres sociaux.

L’Etat doit, par ailleurs, renforcer son rôle d’arbitrage et d’orientation en assurant les conditions propices à l’activité économique, en établissant un véritable Etat de droit économique, sans lequel aucune réelle avancée n’est possible, en garantissant, en particulier, une saine compétition entre entreprises et opérateurs, et en combattant toutes les dérives bureaucratiques et clientélistes.

Si la dernière décennie a connu des avancées notables en matière de grands chantiers infrastructurels et un renforcement de notre tissu productif, il est essentiel aujourd’hui, au vu des importants défis de niveau de vie et d’emploi, de passer à une étape qualitativement supérieure, dans les domaines des grands chantiers, du développement de notre outil de production, de la modernisation et de l’adaptation de notre agriculture.

L’engagement essentiel de ce contrat politique serait que le Maroc soit en mesure de créer plus de richesses pour produire plus de progrès social.


• Au niveau social


L’amélioration tangible de la situation économique du pays, fruit de la politique économique et financière des gouvernements depuis 1998, des efforts déployés par les classes laborieuses, mais aussi du climat propice créé par le «compromis historique», n’a pas encore permis à de larges couches populaires de sortir de la pauvreté et de l’exclusion. Entre un système productif qui n’arrive pas à suivre la pression démographique, et un enseignement et une formation dont ni la qualité ni le profil ne s’adaptent aux besoins des secteurs les plus actifs, la jeunesse populaire reste trop souvent sans avenir, en marge de la société.

La justice sociale, pierre angulaire de notre politique au PPS, impose que soient prises en compte les justes revendications de nos concitoyennes et de nos concitoyens, par delà les spécificités d’âge et de milieu, à une vie meilleure, dans l’égalité des sexes et le respect de la dignité de chacun.

La compétition économique féroce qu’impose la mondialisation aujourd’hui peut, si l’on n’est pas en mesure de nous adapter à ce contexte stratégique et de tirer profit des opportunités qu’il offre, mener à de graves déséquilibres sociaux. La compétitivité de notre économie demeure, plus que jamais, liée à la mise à niveau de notre capital humain, au niveau de formation et à la capacité d’innovation des travailleurs.

L’avancée vers un véritable «contrat social», entre les partenaires économiques et sociaux et l’Etat, permettant de débattre des politiques d’emploi, de modernisation économique et de productivité, de valorisation du travail et de protection sociale, constituerait un véritable cadre de responsabilités partagées pour l’essor économique et social de notre pays.

C’est dire que la justice sociale n’est ni un luxe ni une œuvre de charité, mais une nécessité qu’imposent à la fois nos valeurs, notre éthique, l’évolution économique, la stabilité du pays et la transition démocratique que nous voulons mener à terme.


• Au niveau culturel


Les différentes composantes de notre peuple, individus ou groupements humains, ont forgé, à travers l’Histoire, une communauté de destin qui a permis l’expression d’une riche diversité culturelle qu’il est de notre devoir aujourd’hui de protéger et de raffermir.

C’est précisément dans ce sens que l’amazighité, en tant que langue, civilisation et culture, et en tant que composante essentielle de la personnalité marocaine, a droit à la reconnaissance constitutionnelle.

La langue arabe doit également faire l’objet d’une attention particulière, par son évolution et son adaptation, pour qu’elle soit en mesure de jouer pleinement son rôle.
Aux côtés de l’arabe et de l’amazigh, dans la diversité de leurs parlers, d’autres spécificités culturelles qui tirent leurs sources de nos régions, de notre héritage sub-saharien, andalous, méditerranéen et oriental, ou du respect dû aux religions du Livre et en particulier au judaïsme du Maroc, et qui attestent de la diversité du vécu et du parler de notre peuple, doivent également être protégées et valorisées.

Cette diversité, qui constitue une richesse de notre patrimoine, ne peut, en aucun cas, être un danger pour notre unité et notre identité, mais bien au contraire, par sa reconnaissance et sa valorisation, c’est la fierté d’être marocain qui en sera renforcée.
Protéger notre patrimoine dans sa diversité n’est pas une œuvre de conservation et de mémoire, mais une entreprise d’intégration réfléchie dans la culture mondiale, par l’ouverture constante sur la création des autres peuples et nations, et une action soutenue pour promouvoir toutes les formes d’expression culturelle et artistique nationales, ce qui suppose l’engagement ferme de notre pays vers une société de la connaissance.


Un pôle majoritaire de progrès pour réussir la transition démocratique


L’expérience politique nationale et les conditions politiques actuelles montrent qu’aucune force politique, quelle que soit son influence, ne peut mener seule le combat pour l’évolution du pays sans fédérer ses efforts avec ceux de forces politiques qui lui sont proches.

Pour avancer dans la voie de l’édification d’un Etat de droit et des institutions démocratiques, et d’une société de justice, de prospérité et de modernité, donc pour assurer le succès de la transition démocratique, nous considérons, au Parti du Progrès et du Socialisme, l’alliance de gauche et la Koutla démocratique avec la même importance.

C’est précisément ce large front, basé sur le rassemblement des forces de gauche et leur alliance avec les forces démocratiques dans notre pays, qui nous permettra d’avancer dans le cadre d’un contrat politique évolué, qui dépasse les perspectives ouvertes en 1998.

Le réalisme politique doit nous inciter à reconnaître que, dans la dispersion, aucune alternative de progrès n’est possible.
Il est des voix aujourd’hui qui en appellent à un retour à l’opposition «pour se refaire une santé et regagner en influence». Le retour à l’opposition, à supposer même qu’il permettrait un regain d’influence, signifierait non seulement la fin du «compromis historique» mais également le refus d’un contrat politique nouveau, ouvrant ainsi la voie du pouvoir aux forces rétrogrades.

La voie de la raison impose aujourd’hui de constituer un large front de la démocratie, du progrès et de la modernité, qui rassemble toutes les forces qui ont à cœur de renforcer les acquis et d’avancer dans la démocratisation de notre pays.

Cela nécessitera, en premier lieu, d’unir la gauche autour d’objectifs communs concertés, dans l’indépendance et le respect des différentes composantes, une gauche intelligente, moderne et forte, et de renforcer la Koutla démocratique, par une révision de ses méthodes de travail, par le dépassement des erreurs commises particulièrement depuis 1998, et par l’ouverture sur toutes les forces démocratiques de la société.
Le renforcement d’un réel pluralisme politique, basé sur des idées et des programmes, dans le respect de l’autre, impose que soient dépassées les divisions superficielles et stériles et que s’opèrent des alliances cohérentes. C’est ainsi que notre pays avancera dans la voie d’une gestion évoluée et civilisée des différences et des divergences.
En d’autres termes, le devenir de la transition démocratique au Maroc, et sa relance, sont entre les mains de la gauche marocaine alliée au parti de l’Istiqlal. Saura-t-elle saisir cette opportunité et assumer ce rôle historique ?»


Par Ismaïl Alaoui
15/10/2008



Source :
http://www.albayane.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=145570
http://www.albayane.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=145599


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Mer 10 Mar - 15:43 (2010)
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Ikram


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MessagePosté le: Mer 10 Mar - 17:19 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Après avoir lu ce texte ,j'aimerai bien ouvrir un débat ,sur la transition démocratique au Maroc ,qu'est ce qu'on entend par transition?le fait de croire en une transition démocratique au Maroc ,signifie t il que le Maroc n'était pas un pays démocratique avant 1998? ...

J'espère avoir des réponses ,juste pour approfondir nos connaissances en la matière ..ce ne serait que bénéfique pour nous tous ...

@ vous ..

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MessagePosté le: Mer 10 Mar - 22:00 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
merci tt d abord pr lr precieux doc je reviens pr se discuter mais apres avoir bien lire le doc c looooooooooooog Laughing
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mais il n est jamais trop tard pr bien faire


Mer 10 Mar - 22:00 (2010)
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Ikram


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MessagePosté le: Mer 10 Mar - 22:04 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Mr. Green Mais tu sais bien Lolita ,que d'ici au moins 15 jours je ne serai malheureusement pas disponible pour suivre le débat Neutral (enfin si tout le monde daigne y participer )
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Mer 10 Mar - 22:04 (2010)
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lolita 2010


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MessagePosté le: Jeu 11 Mar - 00:37 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
alors on va le reporter a ce que tu viendras bsalama inchaelah ok
 
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Ikram


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 18:32 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Alors ,me voilà ,on dirait que le passage de la transition démocratique à la normalité politique au Maroc n'intéresse plus personne Neutral
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oumayoub


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 20:49 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
salam ikram,
 aala slama kif halk?
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MessagePosté le: Ven 26 Mar - 15:30 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Salam oumayoub ,je vais très bien ,on dirait qu'on a disparut toutes les deux pendant un bon bout de temps Wink
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Ven 26 Mar - 15:30 (2010)
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oumayoub


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MessagePosté le: Ven 26 Mar - 19:44 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
salam IKRAM,
je consultais ce formidable forum chaque jour ,mais ca etait honetement,et je presentes mes execuses pour les autres membes de forum, difficile de communiquer ou contribuer sans avoir tes reponses ou suggestions.   
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Ven 26 Mar - 19:44 (2010)
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Ikram


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MessagePosté le: Sam 27 Mar - 15:00 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Salam Oumayoub ,je suis vraiment très touchée par tes propos ,et je t'en remercie vivement ,toi aussi d'ailleurs tu as vraiment marqué le forum par tes sujets et tes contributions toujours d'une grande valeur ajoutée pour nous tous ,merci .
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Sam 27 Mar - 15:00 (2010)
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med213


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MessagePosté le: Sam 27 Mar - 15:18 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
salam ikram
koi de 9 à propo de la fusion ENA-ISI
merci
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tous semble impossible pour ceux qui ne tentent jamais rien


Sam 27 Mar - 15:18 (2010)
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Ikram


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MessagePosté le: Sam 27 Mar - 15:24 (2010)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc Répondre en citant
Salam Med  213 ,

Tout comme vous je n'en ai aucune idée ,tout ce que je sais est que l'idée de la fusion ne date pas d'hier ,mais de 2006 ,ce qui nous laisse un petit espoir quant à la rapidité avec laquelle ce projet va se concrétiser ,toutefois je crois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter sitôt ,puisqu'on n'a toujours pas une idée bien définie sur la manière dont cette fusion sera  appliquée .

Continuons notre préparation ,wa Allaho waliyyo tawfi9 .

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Sam 27 Mar - 15:24 (2010)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:54 (2016)    Sujet du message: Transition démocratique au Maroc
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