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 ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION 
Gouvernement: Des promesses et des ratés

 
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Ikram


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MessagePosté le: Lun 4 Jan - 15:29 (2010)    Sujet du message: Gouvernement: Des promesses et des ratés Répondre en citant
· Justice, médecine, transport, champ religieux,... les réformes qui traînent

· Bilan mitigé pour l’équipe El Fassi



Effets d’annonce, loupés ou promesses non tenues? Dans tous les cas de figure, l’examen des bilans de certains départements ministériels laisse perplexe. A tel point que l’annonce de quelques projets et mesures s’apparente plutôt à des déclarations de circonstance pou ne pas dire du bluff tout court. Que des chantiers n’ont pu être menés à terme! Ou du moins dans les délais requis. Bien entendu, l’on pourra toujours nous reprocher de ne voir que la moitié vide du verre. Mais justement, c’est la logique de cet exercice.

Des chantiers et des retards



Pour justifier le renvoi aux calendes grecques du dispositif de régulation du marché de l’immobilier, Taoufiq Hejira évoque la crise des surprimes qui a complétement changé la donne. Cela ne le dédouane pas pour le retard pris dans la réalisation du programme «villes sans bidonvilles».
En revanche son collègue en charge du Tourisme estime que «l’économie nationale a fait preuve d’une forte capacité d’absorption du choc de la crise internationale». Même si l’argumentaire avancé à cet effet résiste peu à l’analyse. Le chiffre de 8 millions de touristes renferme une proportion importante des MRE. En témoigne d’ailleurs la baisse de 6% des nuitées sur les onze premiers mois de l’année 2009. Moralité, on est encore loin des objectifs de la vision 2010.
Dans le domaine de la Santé, la ministre Yasmina Baddou avait promis une réforme de l’exercice de la médecine pour septembre 2009. Il s’agissait de la révision de la loi 10-94 dans l’objectif de libéraliser le capital médical et d’instaurer des pratiques de bonne gouvernance. Jusqu’à présent rien de concret. Qu’en sera-t-il alors de la baisse des prix des médicaments promise pour 2010? Idem pour la couverture médicale des étudiants que le ministre de l’Emploi leur a fait miroiter pour 2009.
Autre grand chantier de réforme annoncé tambour battant et non mené à terme: celle de la compensation. Nizar Baraka avait promis de servir les subventions à ceux qui la méritent. Certes, des aides directes sont désormais allouées aux ménages pauvres via la scolarisation de leurs enfants mais le problème de la compensation reste entier. La subvention des produits pétroliers, sucre et farine profite toujours aux ménages les plus nantis car ils consomment le plus ces produits.
Dans le domaine agricole, une pièce maîtresse de la mise en œuvre du Plan Maroc vert, en l’occurrence la loi sur l’agrégation n’a pas encore vu le jour. Or, le texte est d’importance capitale dans la mesure où il doit mettre fin au morcellement des exploitations via la mobilisation des terres collectives. Quid aussi de la réforme de la Justice qui traîne malgré les appels incessants du Souverain. Pourtant, le département de Abdelwahed Radi a été nanti du budget nécessaire à cet effet. Seulement, le ministre préfère la construction des tribunaux au lieu d’activer suffisamment le chantier de la réforme. Le justiciable s’attend avant tout au concret. A commencer par la lutte contre la corruption. Qu’attend-il par ailleurs pour défendre la mise en place du Fonds de solidarité familiale qui accuse un retard de 5 ans?
Le champ religieux devait également faire l’objet d’une réforme orientée vers l’assainissement des lieux de culte. Dans l’objectif d’assurer une meilleure organisation et un contrôle efficient des mosquées. Or, depuis le 16 mai 2003, les mosquées clandestines pullulent toujours dans des quartiers populaires et banlieues de grandes agglomérations.
Au chapitre des transports et logistique, la situation n’est pas reluisante non plus. Le système d’agréments plombe encore le secteur du transport des marchandises et voyageurs. Même la signature du contrat-programme liant le gouvernement aux professionnels de la logistique a été maintes fois différée. Quant au Code de la route, on peut dire que le bout du tunnel n’est pas pour demain. Le consensus obtenu après multiples tractations risque d’être brisé à tout moment sous la pression d’une pléthore de syndicats en mal de leadership. La même issue peut être pronostiquée pour le plan d’urgence de l’enseignement. Les premiers concernés, à savoir les enseignants, le rejettent en bloc. Pour motif de n’avoir pas été associés à son élaboration.

A. G.

Ils ont promis:

· Un contrat-programme pour la logistique


Annoncé en 2008, la signature du contrat-programme logistique n’a pas fini d’être reportée. Selon des professionnels du transport, une mouture est enfin prête et devrait être signée devant le Souverain en janvier ou février prochain. Les termes de référence devront par conséquent changer.
L’ancien projet butait, entre autres, sur le foncier. Aux dernières nouvelles, l’on promet un schéma directeur national, la création de zones logistiques dans les principales villes pour une réserve de 1.000 hectares environ ainsi qu’un observatoire pour la compétitivité logistique.

· Un code de la route


LA dernière version du projet de code de la route avait paralysé l’économie nationale à cause de la grève des transporteurs.
Le permis à points, le montant des amendes et les peines privatives de liberté étaient à l’origine du report de l’adoption du projet par les conseillers. Les grévistes n’ont pas obtenu la peau du ministre mais ont gagné tout de même un report ainsi qu’une nouvelle mouture, édulcorée, qui a été soumise à la Chambre des conseillers. Si un accord a été trouvé au sujet de certains articles, les discussions entre la tutelle et les professionnels continuent de buter, notamment sur le montant des amendes. Aucune visibilité sur l’agenda pou l’heure.

· La fin du système des agréments pour le transport des voyageurs


LE ministre qui y arrivera marquera incontestablement l’histoire. On le sait. Le transport des voyageurs est plombé par le phénomène des agréments qui sont accordés selon des critères pour le moins opaques. Là aussi le gouvernement doit s’attendre à une résistance de l’ampleur du code de la route. En face l’adversaire est de taille: un parc de 4.600 autocars dont autant d’agréments, qui fait vivre près de 10.530 personnes. Le ministère de tutelle et les professionnels se sont déjà réunis au sujet de ce projet. Mais à ce jour, rien n’a encore été décidé.

Ils ont promis:
· Une loi d’agrégation pour le Plan Maroc vert


AZIZ Akhannouch a promis le lancement du Plan Maroc vert dès cette campagne, qui vient de démarrer sous de bons auspices. Divers instruments liés à sa mise en œuvre ont été mis en place. Agence de développement agricole, Office national de sécurité alimentaire, refonte du Fonds de développement agricole, autant de promesses tenues. Seulement, la loi sur l’agrégation qui doit régler le problème des terres collectives à mobiliser tarde à sortir. C’est de nombreux pans du pilier II du plan (agriculture solidaire) qui en dépendent. Autre chantier non encore ouvert, la réhabilitation des Centres des travaux dont la mission tient à l’encadrement des petits et moyens agriculteurs.

Ils ont promis:
· La promotion du tourisme interne


Mohamed Boussaid avait promis début 2009 la généralisation du programme Kounouz Biladi pour promouvoir le tourisme interne. L’opération devait se poursuivre durant toute l’année. Mais, lorsque les hôtels font le plein, le programme n’est plus opérant. L’Economiste avait mené en juillet dernier une enquête auprès des hôtels d’Agadir adhérant au programme et n’a pas réussi à trouver une seule chambre de libre aux prix Kounouz Biladi (www.leconomiste.com). Pis encore, certains hôteliers pourtant inscrits au programme avaient affirmé qu’ils n’en faisaient plus partie. Côté agences de voyages, l’on a affirmé que la marge des agences dans la commercialisation d’une chambre au prix initié par le programme est de 20 DH.

Ils ont promis:
· La réforme du champ religieux


Depuis les attentats du 16 mai 2003, la politique de Ahmed Taoufik, ministre des Habous et des Affaires islamiques, s’est résolument orientée vers la réforme du champ religieux. Une réforme qui a commencé par les lieux de culte pour une meilleure organisation et surtout un meilleur contrôle des mosquées. Or, 6 ans plus tard, les mosquées clandestines pullulent encore dans les quartiers populaires et banlieues de grandes agglomérations. Pis encore, les prêches de certains imams redeviennent encore plus virulents et appellent à la violence et le radicalisme. On a l’impression que le nettoyage, promis à hue et à dia, n’a finalement pas eu lieu.

Ils ont promis:
· Une réforme pour l’Enseignement


AVEC le plan d’urgence de l’enseignement Ahmed Akhchichine, ministre de l’Enseignement, a tout prévu ou presque. A son «arsenal», il ne manque que l’adhésion des premiers concernés, soit les enseignants. Ces derniers via leurs syndicats ont multiplié les sorties pour protester contre un plan auquel ils affirment ne pas avoir été associés. Même le Conseil supérieur de l’enseignement a relevé lors de sa session ordinaire les difficultés se rapportant aux capacités managériales et à la nécessité de donner un nouveau souffle à la mobilisation autour de la réforme.

Ils ont promis:
· L’e-gouvernement


Mohamed Abou, ministre chargé de la modernisation du secteur public a été le plus invisible du gouvernement (nous avons eu du mal à identifier sa photo!). Son département est coïncé par la faiblesse des mécanismes de contrôle lors de la réalisation des programmes et celle de l’évaluation de la politique gouvernementale. Le département de Abou a du mal à instaurer une gestion prévisionnelle des ressources humaines. Il n’arrive pas à faire face à la complexité des procédures administratives. Quant à l’e-gouvernement, c’est du bluff. Lors de la présentation du budget 2010 le ministre n’a pu que reconnaître l’existence de limite à l’utilisation de la technologie dans des services à valeur ajoutée pour les contribuables.

Ils ont promis:
· Une réforme pour la santé...


Yasmina Baddou, la ministre de la Santé, a été interpellée sur la refonte de l’exercice de la médecine. Son nouveau projet aurait dû être prêt en septembre. Là aussi rien de concret pour l’heure. Les dispositions qui concentrent les crispations pour la révision de la loi 10-94 portent sur la libéralisation du capital médical, le TPA, ou encore le contrôle des cliniques. Dans «l’euphorie» du rapport parlementaire sur les médicaments, Baddou a pris de court l’industrie pharmaceutique en annonçant une baisse des prix pour 2010.
On verra si Baddou tiendra, cette fois, ses engagements.

· ... et une autre pour la justice

Abdelwahed Radi, ministre de la Justice, a toujours prôné la réforme à «doses homéopathiques» pour changer le secteur et les mentalités. Question moyens, l’usfpéiste a même négocié pour ce chantier une rallonge budgétaire, l’enveloppe passant de 504 millions à 670 millions de DH. Mais beaucoup pensent qu’il faut accélérer la cadence. Faute de réforme, les tribunaux distillent surtout les échos des grèves à répétition du corps judiciaire. Pour cette année, Radi n’a même pas pu défendre le Fonds de solidarité familiale dont la création est pourtant prévue par le Code de la famille depuis 5 ans déjà.

Ils ont promis:
· Une couverture médicale pour les étudiants


Promise pour 2009 par Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, la couverture médicale des étudiants n’a toujours pas vu le jour. Le ministère de l’Emploi assure que «les scénarios sont prêts et que le dossier est maintenu».

Ils ont promis:
· La réforme de la compensation


Dès l’investiture du gouvernement El Fassi, son gendre en charge des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka avait pris à bras le corps la réforme de la Caisse de compensation. Objectif: cibler les ménages démuni. Seul un projet pilote pour solvabiliser la scolarisation a été déployé. En revanche, le problème de la Compensation reste entier. La subvention des produits pétroliers, sucre et farine profite toujours aux ménages les plus nantis car ils consomment le plus ces produits. Dans la foulée, le gouvernement s'est même vu reprocher de "gratifier" les limonadiers de 50% de la subvention sur le sucre.

Ils ont promis:
· L’éradication des bidonvilles...


C’EST sans doute l’un des plus gros bluffs gouvernementaux: 83 villes sans bidonvilles à l’horizon... 2010. Nous y sommes!
Le ministre de l’Habitat peine à réaliser son programme qui porte sur l’éradication de 1.000 bidonvilles et le relogement de 280.000 ménages. A peine la moitié des agglomérations ciblées a été assainie avec la destruction de près de 140.000 baraques. Avec la baraka d’élus locaux et les micmacs de certaines autorités, les bidonvilles repoussent comme des champignons. Plus grave encore, les lots viabilisés pour accueillir des bidonvillois ne trouvent pas preneurs en dépit de l’importance des subventions. 10.000 unités d’accueil n’ont pu être attribuées à fin avril 2009 alors que 70.000 sont en cours de réalisation.

Ils ont promis:
· Des lois contre la violence conjugale et l’emploi des petites bonnes


UN projet de loi contre les violences faites aux femmes. C’est ce que n’a cessé de promettre Nezha Skalli, ministre du Développement social. Cette dernière mène en ce moment la septième campagne de lutte contre cette violence qui touche des dizaines de milliers de femmes chaque année.
La ministre milite également en faveur de l’égalité hommes/femmes, à travers différentes actions de sensibilisation. Son autre cheval de bataille, c’est le travail domestique des petites bonnes. Un projet de loi contre ce travail est également en cours de finalisation. Ce projet interdit strictement le travail des filles de moins de 15 ans et prévoit des sanctions sévères.

Ils ont promis:
· Des «chantiers structurants» pour les Finances


A peine arrivé à la tête du ministère de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar a pris tout le monde de court par des annonces chocs, lesquelles deux ans après sont restées lettre morte. Aucune mesure importante n’a vu le jour. Il faut dire que le ministre des Finances est mobilisé sur un autre front: la guerre pour la prise de pouvoir au RNI. Entre autres chantiers promis:
- La Féminisation des directions du ministère. Lors de la passation de consignes avec Fathallah Oualalou, Mezouar s’était étonné de l’absence de femmes directeurs autour de la table. Il avait promis d’y remédier. A ce jour, rien n’a été entrepris dans ce sens. Non seulement les mêmes directeurs sont toujours à leur place mais certains postes de directeurs sont vacants depuis longtemps sans être pourvus: direction des domaines, Inspection générale des finances…
- La transformation du CDVM et de la DAPS (Direction des assurances) en agences de régulation du marché. Sur ces chantiers demandés par le FMI, rien n’a été entrepris.
- La réforme de la loi organique des Finances. Mesure qui n’a pas vu le jour faute d’un travail de réflexion et de coordination interministérielle. Toujours rien.
- Idem pour l’ouverture du capital de la Bourse de Casablanca aux institutionnels.
- Un plan épargne action (PEA). Là aussi fausse promesse.




Source:l'économiste le 4/1/2010
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Lun 4 Jan - 15:29 (2010)
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MessagePosté le: Lun 4 Jan - 15:29 (2010)    Sujet du message: Publicité
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Lun 4 Jan - 15:29 (2010)
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amir


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Inscrit le: 17 Mai 2009
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MessagePosté le: Lun 4 Jan - 16:54 (2010)    Sujet du message: Gouvernement: Des promesses et des ratés Répondre en citant
merci Okay
en conclusion c'est un gouvernement de bluff.... Mort de Rire Mort de Rire Mort de Rire
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ربنا اتنا من لدنك رحمة و هيئ لنا من امرنا رشدا


Lun 4 Jan - 16:54 (2010)
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Ikram


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MessagePosté le: Lun 4 Jan - 17:46 (2010)    Sujet du message: Gouvernement: Des promesses et des ratés Répondre en citant
amir a écrit:
merci Okay
en conclusion c'est un gouvernement de bluff.... Mort de Rire Mort de Rire Mort de Rire


Ouais ,on dirait........ Rolling Eyes

Mr. Green Mr. Green Mr. Green

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Lun 4 Jan - 17:46 (2010)
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