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 ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION 
Réussir une dissertation juridique

 
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Ikram


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 17:47 (2009)    Sujet du message: Réussir une dissertation juridique Répondre en citant
1 - Quelques indications générales

Avant le jour J :

Connaître la nature des épreuves
Tous les concours ne comportent pas des épreuves identiques. Elles diffèrent, en général, selon le niveau du concours (externe ou interne, de catégorie A ou B).
Les épreuves écrites les plus répandues sont la dissertation de culture générale, la dissertation juridique, la note de synthèse, la note administrative et le résumé de texte. Deux nouveaux types d’épreuves se développent : les réponses à des questions courtes et les questionnaires à choix multiples (QCM).

Les épreuves orales se composent souvent d’un « grand oral » de culture générale, d’épreuves plus techniques et de langues.
Pour chaque concours, il convient de se renseigner auprès de l’organisateur sur la nature des épreuves.
S’informer sur les points au programme
Connaître la nature des épreuves est, bien évidemment, indispensable, mais cela ne suffit pas. Il faudra aussi s’informer sur le détail des matières au programme permettant ainsi d’avoir une indication sur le degré de précision des connaissances demandées, notamment pour les épreuves orales spécifiques.


  NE PAS LIMITER SES RÉVISIONS
Il ne faut pas faire une lecture restrictive des intitulés des programmes. Par exemple, si celui de droit constitutionnel ne prévoit que la Constitution de la Ve République, il est évident que l’étude et la compréhension de ce texte nécessitent de connaître les grandes lignes des institutions de la IIIe et de la IVe République.

 
Suivre l’actualité générale
Si les sujets sont souvent préparés plusieurs semaines - voire des mois - à l’avance, ils peuvent présenter un intérêt spécifique en raison d’une actualité, qu’il ne faudra pas manquer d’intégrer à son devoir ou exposé. Ceci est particulièrement vrai pour les épreuves orales. En effet, si le sujet choisi est lié à l’actualité, le jury sera tenté de poser des questions sur ce thème. D’ailleurs, il est préférable de prendre les devants et d’aborder ce point dans sa présentation initiale, par exemple dans l’introduction, pour préciser l’intérêt du sujet. Suivre donc l’actualité jusqu’au dernier jour des épreuves, notamment par une lecture régulière de la presse.
Actualiser les connaissances théoriques
Il est possible de présenter des concours de la fonction publique plusieurs années après la fin de ses études. En conséquence, il est indispensable d’actualiser ses connaissances théoriques de façon systématique. Cette exigence s’impose, car le droit public, plus particulièrement celui des collectivités territoriales, est soumis à de très fréquentes évolutions.
  Le jour J :
Gérer son temps
La gestion du temps est sans doute l’une des difficultés les plus importantes que rencontrent les candidats. Savoir gérer son temps est pourtant indispensable car, le jour du concours, le temps est limité (trois ou quatre heures), chaque minute est précieuse. Il faudra donc, pour chaque épreuve, définir une répartition type du temps :
  1. Pour une présentation orale devant durer dix minutes, il est recommandé de consacrer une minute à l’introduction, quatre à chacune des deux parties et une minute à la conclusion.
  2. Pour une note de synthèse dont l’épreuve dure en général trois heures, la répartition peut s’opérer ainsi : lecture du sujet (dix minutes), lecture rapide des documents (vingt minutes), puis approfondie (une heure et dix minutes), rédaction (une heure) et relecture (cinq minutes).
  • Pour un résumé de texte dont l’épreuve dure en général trois heures, le temps peut être réparti en quatre phases : une première approche du texte (de cinq à dix minutes), une phase de compréhension avec lecture globale (de quinze à vingt minutes) puis lecture analytique (de quarante à soixante minutes), enfin une phase de réexpression, avec une première version (de quarante à soixante minutes) puis une rédaction définitive (de vingt à trente minutes) et une relecture finale (cinq minutes).

Bien évidemment, ces données ne sont qu’indicatives, chacun doit les adapter en fonction de ses difficultés.


  SE PRÉPARER EN CONDITIONS RÉELLES
Si le candidat ne suit pas une préparation organisée, il peut se mettre lui-même dans les conditions du concours. Choisir un sujet dans les annales des années précédentes et le traiter dans le temps prévu pour cette épreuve. Le candidat se rendra compte, alors, des efforts à fournir pour respecter le délai imparti.

 
Si le candidat ne suit pas une préparation organisée, il peut se mettre lui-même dans les conditions du concours. Choisir un sujet dans les annales des années précédentes et le traiter dans le temps prévu pour cette épreuve. Le candidat se rendra compte, alors, des efforts à fournir pour respecter le délai imparti.

Analyser les termes du sujet posé
Quelle que soit la nature de l’épreuve, il est indispensable d’analyser - de façon précise - l’intitulé du sujet à traiter pour éviter, notamment, d’être hors sujet.


  PRENDRE DU RECUL
Lorsque le candidat a construit son plan, avant de passer à la phase de rédaction, il doit se demander si son plan répond bien au sujet. S’il doit traiter un sujet tel que « le maire et le préfet », il est évident qu’un plan construit avec, en première partie, « le maire », et en seconde partie « le préfet », ne répond pas au sujet posé. Il est alors encore temps de le modifier.

 
Structurer son devoir
Dans toutes les épreuves, il est nécessaire d’organiser sa réflexion de manière structurée. Hormis le résumé de texte, cela consiste en général en :
  • une introduction annonçant le sujet, définissant les termes clés, énonçant la problématique et le plan ;
  • des parties qui, idéalement, doivent être au nombre de deux, avec deux sous-parties, à moins que le sujet n’indique un plan à suivre en trois parties. Le plan peut être apparent (titres des I, II et, éventuellement, des A, B soulignés et / ou indiqués par leur numéro). Pour les questions de culture générale, il vaut mieux que le plan « se dégage » à la lecture du devoir ;
  • une conclusion. Il ne s’agit pas d’un résumé des développements antérieurs mais, selon une formule imagée, « il faut fermer la porte et ouvrir les fenêtres ». Il est important de constater que le raisonnement a été mené à bonne fin et d’élargir le sujet vers des perspectives d’avenir ou d’évolution de la question traitée.



  TROUVER LE BON ÉQUILIBRE
Il ne s’agit pas de trouver un équilibre absolu dans le devoir, à la ligne ou au mot près. Simplement, le candidat doit veiller à ce que les parties de son exposé ne présentent pas de trop grands déséquilibres les unes par rapport aux autres. Une partie deux fois plus longue qu’une autre traduit souvent un plan qui répond mal au sujet.

 
Argumenter ses idées

Il est indispensable que les idées avancées soient justifiées. Il est nécessaire d’utiliser des citations ou des renvois précis à des textes (Constitution, lois, décrets, etc.), à des décisions de justice ou à la doctrine.
De façon plus générale, il est également indispensable de présenter ses idées dans un ordre logique : d’abord les idées directrices, ensuite les détails tels que les exemples. De même lorsqu’un raisonnement s’appuie sur plusieurs sources du droit, il convient de respecter, dans leur ordre de présentation, la hiérarchie des normes. Ainsi une jurisprudence sera mentionnée avant une réponse ministérielle.
Enfin, utiliser une citation doit être fait de manière précise. Lorsque celle-ci est extraite d’une décision de justice, il faudra indiquer la juridiction qui a statué, la date exacte (jour, mois et année) et le nom de la décision.
Maîtriser le vocabulaire spécifique aux matières
Les erreurs de vocabulaire témoignent généralement d’un manque de rigueur, mais aussi d’un manque de maîtrise de la matière. Il est important d’être vigilant à employer la bonne terminologie. Ainsi, on ne parle pas d’« arrêt » du tribunal administratif, mais de « jugement ». Enfin, ne pas s’aventurer à utiliser des mots dont le sens n’est pas parfaitement maîtrisé.
Respecter les règles d’expression
Pour les épreuves écrites, il faudra porter une attention particulière à l’orthographe et au style. L’expression gagne en clarté en employant des phrases courtes. Comme l’a écrit Jacques Gandouin, spécialiste de la rédaction administrative (*) : « On devrait enseigner aux administrateurs que le style c’est l’ennemi, que c’est la recherche du style qui conduit le plus souvent à l’emploi de formules prétentieuses, emphatiques, boursouflées. On écrit bien ou on écrit mal. Quelle que soit la spécialité de chacun, le premier devoir de celui qui tient une plume est de s’exprimer dans un langage clair et précis qui ne comporte d’autres originalités que celles qu’impose la spécialité du sujet ». Il en va de même pour le langage lors des épreuves orales : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Dans tous les cas, il faudra éviter l’excès d’abréviations.
(*) Auteur de Correspondance et rédaction administratives, collection « U Psychologie », Armand Colin.


2 - Comprendre l’intitulé d’un sujet


Quelle que soit la nature de l’épreuve, il est indispensable d’analyser de façon précise les termes du sujet posé pour éviter notamment d’être hors sujet. Votre attention doit être immédiatement attirée par trois points principaux dans l’énoncé du sujet :
  • Limitation de temps et d’espace. Vous devez être attentif au respect des limitations de temps et d’espace figurant dans le sujet. Par exemple, si le sujet est « La procédure législative sous la Ve République », il ne faut pas évoquer la procédure sous la IVe République.
  • Singulier / pluriel. Il vous faut regarder si le sujet emploie le singulier ou le pluriel. Par exemple, il y a une différence lorsque l’on mentionne « la juridiction administrative » et « les juridictions administratives ». Le singulier appelle une réponse théorique, tandis que le pluriel commande de présenter de façon plus détaillée chaque juridiction.
  • Conjonction de coordination. Votre attention doit toujours être retenue par la conjonction de coordination « ET » : cela signifie, en effet, que le correcteur attend une comparaison.

Par ailleurs, de façon plus spécifique, pour une épreuve de résumé de texte, la lecture du sujet doit vous permettre de déterminer les règles de l’exercice qui vous est proposé : le nombre de mots exigé, la façon dont ils sont comptabilisés, l’autorisation ou non des citations, la présence obligatoire ou pas d’un titre, etc.
Pour les épreuves de réponse à des questions courtes, selon que l’énoncé du sujet est de type « question de cours » ou de type « question de réflexion », les attentes du jury peuvent être très différentes.
En conclusion, le travail d’analyse du sujet doit toujours être mené en quatre étapes, dans cet ordre :
  • définition de la période. Le libellé du sujet peut mentionner soit des dates, soit des périodes, de façon directe ou allusive. La définition de la période concernée n’est, dans aucun cas, évidente : elle doit donc toujours être analysée, l’analyse permettant de savoir ce qui justifie, par rapport au sujet, la cohérence de la période. Il faut donc identifier avec précision les limites de la période et en exposer l’unité. Par exemple, un sujet intitulé « L’acte II de la décentralisation » renvoie à la période 2003/2004 où le gouvernement Raffarin a fait voter une série de lois relatives à la décentralisation : la loi constitutionnelle n° 2003-276 du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la république, la loi organique n° 2003-705 du 1er août 2003 relative au référendum, la loi organique n° 2003-704 du 1er août 2003 relative à l’expérimentation par les collectivités territoriales, la loi organique n° 2004-758 du 29 juillet 2004, prise en application de l’article 72-2 de la Constitution, relative à l’autonomie financière des collectivités territoriales, et la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.
  • définition de l’espace. Même préalable : il n’y a jamais d’évidence dans l’énoncé du sujet et l’espace concerné doit toujours être défini. Cet espace peut prêter à discussion : l’Occident, l’Europe, le tiers-monde, par exemple, sont des notions géographiques et politiques qui nécessitent une définition précise qui est en même temps un choix clairement assumé dans la copie. Comme pour la période, la prudence impose de choisir le plus souvent une définition large de l’espace concerné. En droit communautaire, un sujet sur « l’espace Schengen » n’englobe donc pas l’ensemble des pays membres de l’Union européenne.
  • définition des notions. Il convient ici d’être extrêmement précis : tous les termes doivent être définis d’abord positivement puis, pour éviter ensuite le hors sujet, de façon négative : pourquoi « Les paysans » et non « Les ruraux ? » ; pourquoi « La démocratie » et non « La république ? ». Beaucoup de copies « tombent », faute d’avoir pensé à cette définition négative, dans le hors sujet.
  • définition du type d’approche. Le sujet relie la période, l’espace et les notions par des mots, verbes ou « mots-outils » dont le choix est extrêmement important. Ainsi, « Les Etats-Unis et la guerre froide » n’est pas le même sujet que « Les Etats-Unis dans la guerre froide ». La conjonction « ET » implique l’étude de relations réciproques (on peut inverser les notions qui s’articulent autour d’elle) : dans l’exemple précédent, la copie doit non seulement montrer comment les E.-U. ont pesé sur la guerre froide mais aussi comment celle-ci a influé sur l’histoire des E.-U. « Etre français de 1939 à 1945 » est un sujet différent de « Les Français de 1939 à 1945 ». Le candidat doit donc définir avec soin l’orientation du sujet à partir de ces éléments lexicaux : les hors sujets sont souvent liés à une certaine négligence dans leur analyse.

L’ensemble de ce travail doit être mené au brouillon.



3 - Savoir recenser ses idées


Après avoir compris les termes du sujet posé, il est indispensable de définir la problématique. Ceci peut se faire en trois étapes principales :

- Recenser ses idées. La recherche de la problématique doit d’abord débuter par le recensement des idées. Pour cela, il est nécessaire d’écrire sur une feuille, pour n’en oublier aucune, l’ensemble des idées que le sujet inspire. Dans le cadre de ce travail, on peut surligner, par exemple, les idées qui paraissent les plus importantes.
- Classer ses idées. Lors du recensement des idées, elles sont sans doute apparues de façon désordonnée. Il est important donc d’essayer de les rassembler en groupes homogènes.
- Définir les idées fortes. A partir de ces groupes homogènes, il ressort, en règle générale, deux ou trois idées fortes qui permettent, le plus souvent, de constituer le plan du devoir.





4 - Bâtir un plan


Pour réussir les diverses épreuves prévues dans les concours administratifs, il est nécessaire non seulement d’avoir des connaissances, mais aussi de savoir les utiliser.
Lorsqu’un sujet est donné, il faut tout d’abord le comprendre, et ensuite réunir les éléments de connaissance qui s’y rattachent. Le plus souvent, cela s’opère dans un certain désordre et par association d’idées.
C’est en essayant de les ordonner pour répondre à la question posée que sera dégagé LE plan.
Un plan doit être dominé par un principe d’ordre, une idée générale qui donne une certaine unité à la présentation du sujet. L’essentiel du plan est le principe d’unité qui domine et ordonne le découpage. Le plan en deux parties est le plus commode, car il est toujours plus facile de découvrir dans un sujet une division binaire, dominée par une idée générale.
Il n’existe pas de recette miracle pour élaborer le plan ; celui-ci peut revêtir des formes variées puisqu’il sera composé en fonction du sujet donné, des connaissances possédées, des idées qui vont être présentées. Il ne faut jamais oublier que le plan dépend des matériaux qui sont réunis, comme l’écrivait Benjamin Constant dans son journal intime : « Ce n’est que lorsqu’on connaît ses matériaux qu’on peut voir comment il faut les arranger ».
Si divers types de plan peuvent être utilisés, la structure d’un plan est quasi toujours la même.
I) Les types de plan
Ceux qui sont le plus couramment pratiqués sont le plan analytique, le plan dialectique, le plan chronologique.

A) Le plan analytique
Ce plan est fondé sur une analyse du sujet (par exemple celle d’une notion ou d’une situation) décomposant celui-ci en un certain nombre d’éléments. Pour reprendre la formule de Descartes, il s’agit, « de diviser la difficulté en autant de parcelles qu’il est requis pour la mieux résoudre ». Chaque élément, chaque parcelle constitue une partie du plan, il existe aussi un certain nombre de plans analytiques types :
- composition / compétences
- principes / exceptions
- nature / régime
- conditions / effets
- caractères / conséquences
- aspect matériel / aspect organique.
Ces plans présentent assez souvent l’inconvénient d’être descriptifs. Il est donc nécessaire de lier fortement les parties en montrant comment elles s’articulent entre elles. Si le sujet donné est « la voie de fait » et qu’est retenu le plan caractères/conséquences, il faudra montrer comment les conséquences découlent du caractère même de la voie de fait : la voie de fait, irrégularité grave commise par l’administration pouvant atteindre à des droits fondamentaux, appelle une sanction qui, vu la gravité de l’irrégularité et l’atteinte portée, est infligée par les tribunaux judiciaires.
Si ces plans sont passe-partout, il faut rechercher les formules qui permettront de sortir de la banalité à laquelle le sujet peut faire penser. Il faut trouver ce qui est caractéristique du sujet.
Pour celui intitulé « Le Sénat de la Ve République », si le plan retenu est le classique composition/compétences, il faudrait, après avoir en introduction esquissé le pourquoi d’une seconde chambre et l’évolution de celle-ci dans les institutions françaises, énoncer le plan qui, dans une première partie, pourrait être : « Le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales, ce qui explique le mode de désignation des sénateurs, et une deuxième partie : « Le Sénat s’insère dans le cadre d’un bicamérisme inégalitaire » où seraient évoqués son rôle restreint dans l’exercice du pouvoir législatif et son pouvoir des plus limité en matière de contrôle.


B) Le plan dialectique
Il présente le triptyque : thèse, antithèse, synthèse et est peu utilisé. Ainsi, si le sujet était : « Le contrôle exercé par le juge administratif est-il efficace ? »
  • Thèse : oui, le contrôle de légalité (compétence liée) avec mise en jeu de la responsabilité.
  • Antithèse : non, une partie de l’activité de l’administration échappe au contrôle du juge (actes de gouvernement, pouvoir discrétionnaire).
  • Synthèse : il faut concilier intérêt général et droit des administrés, limiter au maximum l’arbitraire, développer les moyens du juge (erreur manifeste d’appréciation), imposer l’exécution des jugements, mais sévir contre « les rois de la chicane ».

La plupart des sujets donnés ne se prêtent pas au plan dialectique, ce qui évite de prendre éventuellement des positions ou de porter des jugements personnels.
C) Le plan chronologique
Sauf volonté expresse indiquée avec netteté dans l’intitulé du sujet, il faut éviter les plans historiques. Pour un sujet qui serait « La Seconde Chambre en France de 1875 à nos jours », le plan ne peut être :
  • Le Sénat de la IVe République
  • Le conseil de la République de la IVe
  • Le Sénat de la Ve République.

Cela n’interdit pas lorsque le sujet présente une évolution historique intéressante d’en donner les grandes lignes en introduction et de reprendre le clivage historique à l’intérieur du sujet :
  • la composition des Chambres est quasi identique: IIIe, IVe, Ve
  • mais leurs attributions ont été très variées: IIIe, IVe, Ve.

Le plan chronologique peut être employé dans une perspective qui n’est pas historique au sens habituel du mot, mais qui permet de suivre et de décrire une opération qui se déroule dans le temps.


Source  





   

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Mar 29 Déc - 17:47 (2009)
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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 17:47 (2009)    Sujet du message: Publicité
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Mar 29 Déc - 17:47 (2009)
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Ikram


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 17:58 (2009)    Sujet du message: Réussir une dissertation juridique Répondre en citant
Durée : le plus souvent 3 ou 4 heures.

Nature : la dissertation à dominante juridique se distingue de la dissertation de culture générale et de celles à dominante économique ou sociale.




Conseils pratiques :
Si les principales règles applicables à la dissertation de culture générale sont valables pour la dissertation juridique, il en existe quelques autres plus spécifiques qu’il convient de connaître.

1 - Maîtriser le vocabulaire
Les erreurs de vocabulaire témoignent d’un manque de rigueur, mais aussi d’un manque de maîtrise de la matière. Pour l’épreuve de dissertation juridique, il est donc indispensable que les candidats soient vigilants à employer la bonne terminologie, le langage juridique. Ainsi, on ne parle pas « d’arrêt du tribunal administratif » mais « de jugement ». De même, certains termes qui ont plusieurs significations doivent, lorsqu’ils sont utilisés, faire l’objet d’une explication. Le mot « ordonnance » peut désigner un acte administratif pris par une autorité administrative au titre de son pouvoir réglementaire ou un acte juridictionnel pris, en général, par le juge de l’urgence.

2 - Bien argumenter les développements
Il est indispensable que les idées avancées par les candidats soient justifiées sur des fondements juridiques. Il peut s’agir de citations ou de renvois précis à des textes (Constitution, lois, décrets…), à des décisions de justice ou à la doctrine. En revanche, il n’est pas possible de s’appuyer sur une jurisprudence en citant comme source un article de presse ou un reportage diffusé lors d’un journal télévisé. A titre d’exemple, la chambre sociale de la Cour de cassation a rendu, le 11 janvier 2006, deux arrêts importants. Ces décisions prévoient qu’un licenciement économique consécutif à une réorganisation est légitime dès lors que celle-ci a été « mise en œuvre pour prévenir des difficultés économiques à venir, liées à des évolutions technologiques et leurs conséquences sur l’emploi ». Cette décision a notamment fait l’objet d’articles importants dans les journaux. Il convient de donner les références de l’arrêt et non celles des articles de presse.

De façon plus générale, il est également indispensable que les candidats adoptent un raisonnement juridique. C’est-à-dire que les idées doivent être présentées dans un ordre logique. Il faut, d’abord, présenter les idées directrices et exposer ensuite les détails tels que les exemples. De même, lorsqu’un raisonnement s’appuie sur plusieurs sources du droit, il convient de respecter dans leur ordre de présentation la hiérarchie des normes. On mentionnera ainsi une jurisprudence avant une réponse ministérielle. Enfin, lorsqu’un candidat utilise une citation, il est primordial qu’elle soit précise. Pour une décision de justice, il convient d’indiquer la juridiction qui a statué, la date exacte (jour, mois et année) et le nom de la décision.

3 - Suivre l’actualité
Le droit public, et plus particulièrement le droit des collectivités territoriales, est soumis à de très fréquentes modifications. Il est donc nécessaire, tout au long de la ­période de révision, de suivre l’actualité. Les connaissances aussi bien théoriques que pratiques doivent être en permanence actualisées. Cette exigence est d’autant plus forte que les sujets portent, souvent, sur des thèmes qui ont eu une actualité particulière au cours des derniers mois.

4 - Bien analyser le sujet
Il convient de décortiquer le sujet en analysant chaque mot afin de définir la problématique. Dans ce cadre, les candidats devront être vigilants sur différents points. Il faut regarder si le sujet utilise le singulier, qui appelle généralement une réponse plus théorique, ou le pluriel. De même, les candidats devront être attentifs au respect des limitations de temps et d’espace figurant dans le sujet. Enfin, l’attention des candidats doit toujours être retenue par la conjonction de coordination « ET » : cela signifie, en effet, que le correcteur attend une comparaison.


5 - Respecter les contraintes de formes
Dans le cadre de la dissertation juridique, il ne s’agit pas simplement de livrer les connaissances attendues par l’examinateur. Il faut le faire dans le respect de certains principes formels.

  • L’introduction : elle se distingue nettement de l’introduction d’une dissertation littéraire. Ainsi, elle peut constituer une véritable partie de la dissertation qui précède les deux parties du corps du devoir.
  • Le plan : pour une dissertation juridique, on considère qu’il existe trois types de plan. Le plan analytique, le plan chronologique et le plan synthétique. En fonction du sujet, il appartient aux candidats de choisir le type de plan. En revanche, quelques erreurs doivent être impérativement évitées. Pour un sujet historique, il convient d’éviter de construire un plan sur un « avant » et un « après » une date. De même, lorsqu’une comparaison est demandée, il ne faut jamais évoquer chacun des éléments séparément dans une partie. Il convient d’essayer de déterminer ce qui rapproche et ce qui éloigne.
  • L’équilibre du devoir : il ne doit pas exister de déséquilibre au sein de la dissertation entre les parties et entre les sous-parties. Il ne s’agit cependant pas de trouver un équilibre absolu à la ligne près. Les candidats doivent veiller simplement à ce qu’une partie ne fasse pas le double d’une autre. Il est à noter qu’un tel écart est, souvent, signe d’un plan mal construit.
  • Un plan apparent avec des titres : il est impératif que le plan de la dissertation soit apparent. Cela signifie qu’il faut donner des titres aux parties et aux sous-parties. Ces derniers doivent être élaborés de façon précise. Ils doivent ainsi correspondre exactement aux contenus des développements. Ce travail est important car le correcteur commence, en général, après la lecture de l’introduction, par l’examen des intitulés du plan. Ces derniers permettent donc au correcteur de se faire une première impression de la qualité de la copie.
  • Des chapeaux et des transitions : afin de donner de ­l’homogénéité au devoir, les candidats doivent rédiger des transitions entre les parties et les sous-parties. Ils doivent également préparer, en début de chaque partie, des chapeaux annonçant les sous-parties.
  • La conclusion : elle n’est nullement obligatoire pour une dissertation juridique. Si les candidats décident d’en réaliser une, elle ne doit surtout pas être une synthèse des développements. Elle doit donner une nouvelle ouverture au sujet.


Source op.cit
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Mar 29 Déc - 17:58 (2009)
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amir


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MessagePosté le: Mar 29 Déc - 19:59 (2009)    Sujet du message: Réussir une dissertation juridique Répondre en citant
Okay Okay Okay
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ربنا اتنا من لدنك رحمة و هيئ لنا من امرنا رشدا


Mar 29 Déc - 19:59 (2009)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:37 (2016)    Sujet du message: Réussir une dissertation juridique
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